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Une chef des manifestations anti-Israël moquée pour avoir réclamé « de l’aide humanitaire » à Columbia

Des images de l'échange ont été rapidement partagées sur X, des milliers d'internautes raillant les demandes de la jeune femme et la rhétorique utilisée pour les justifier

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Johannah King-Slutsky parle aux journalistes aux abords de l'Hamilton Hall, à l'université de Columbia, le 30 avril 2024. (Capture d'écran/X)
Johannah King-Slutsky parle aux journalistes aux abords de l'Hamilton Hall, à l'université de Columbia, le 30 avril 2024. (Capture d'écran/X)

Une manifestante pro-palestinienne qui avait pris d’assaut un bâtiment du campus de l’université de Columbia, hier, a fait le buzz après avoir demandé que l’école garantisse l’accès « à des aides humanitaires » de façon à ce qu’elle et ses camarades, barricadés à l’intérieur, « ne meurent pas de déshydratation et de faim ».

La manifestante s’appelle Johannah King-Slutsky. Elle est étudiante en doctorat en littérature anglaise et en littérature comparée à Columbia.

Parce qu’elle a été l’une des organisatrices de l’occupation du Hamilton Hall, King-Slutsky a tenu une conférence de presse, hier, où elle a rappelé les revendications du groupe qui s’était enfermé dans le bâtiment. La police est intervenue quelques heures plus tard et elle a dispersé les 30 à 40 personnes qui se trouvaient à l’intérieur. Certaines d’entre elles ont été arrêtées.

Lors d’une conférence de presse antérieure, un journaliste avait demandé à King-Slutsky pourquoi l’université devait être dans l’obligation d’amener de la nourriture aux étudiants qui avaient violemment pris d’assaut le bâtiment.

« Eh bien, euh… Tout d’abord, nous disons qu’elle est dans l’obligation de fournir de quoi manger aux étudiants qui paient pour aller au réfectoire, ici ». Elle a ensuite semblé établir clairement que les manifestants demandaient simplement que l’université accepte que de la nourriture leur soit apportée.

« Je suppose que c’est, en fin de compte, une question relative à la communauté, au genre d’obligations que Columbia a le sentiment d’avoir à l’égard de ses étudiants. Voulez-vous vraiment que des étudiants meurent de déshydratation et de faim, ou qu’ils tombent gravement malades, même si vous êtes en désaccord avec eux ? Si la réponse est non, alors vous devez autoriser le minimum – je veux dire que c’est dingue parce que nous sommes sur un campus de l’Ivy League, mais c’est comme si on demandait de l’aide humanitaire de base. Comme si on demandait un verre d’eau », a-t-elle ajouté, le visage impassible.

« Nous leur demandons de ne pas utiliser la violence pour nous empêcher d’avoir droit à une aide humanitaire de base », a-t-elle continué, portant un keffieh autour du cou – comme une autre manifestante qui se tenait derrière elle lors de la conférence de presse.

Alors qu’il lui était demandé si l’université avait entrepris une telle action, King-Slutsky a répondu que les étudiants réclamaient simplement l’engagement que les administrateurs, sur le campus, ne le feraient pas.

Des images de l’échange ont été rapidement partagées sur X, des milliers d’internautes raillant les demandes de la jeune femme et la rhétorique utilisée pour les justifier.

« La révolution sera alimentée », a écrit David Frum, chroniqueur pour The Atlantic.

« Comment peut-on être un meilleur révolutionnaire cosplayer après avoir occupé de force un bâtiment, créé un ‘blocus’ artificiel qui ne vise que vous-même pour demander ensuite qu’une ‘aide humanitaire’ soit autorisée après seulement douze heures, parce que vous vous inquiétez de mourir de faim ou de soif ?, » a écrit Ahmed Fouad Alkhatib, chercheur au sein du Palestinian American and Atlantic Council.

« Cette tentative visant à recréer un environnement de Gaza light sur le campus d’un établissement d’enseignement supérieur est la démonstration de cette étrange fétichisation révolutionnaire des souffrances ignobles des Palestiniens de Gaza et de la question palestinienne de la part de certains étudiants qui manifestent », a-t-il estimé sur X.

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