Une cinquantaine de soldats surveillés dans l’armée française
Rechercher

Une cinquantaine de soldats surveillés dans l’armée française

Ces profils seraient potentiellement radicalisés

Des soldats français armés devant l'entrée de l'école juive  'La Source' à Marseille, le 12 janvier 2016. (Crédit : Boris Horvat/AFP)
Des soldats français armés devant l'entrée de l'école juive 'La Source' à Marseille, le 12 janvier 2016. (Crédit : Boris Horvat/AFP)

Un rapport d’information, datant du 22 juin dernier, déposé par la commission de la défense nationale et des forces armées, porte sur la présence et l’emploi des forces armées sur le territoire national.

Ce rapport se veut être à la fois une analyse et un exposé de la situation nationale vis-à-vis de l’armée notamment concernant le déploiement des forces sur le territoire nationale mais aussi sur leur coût. Leds sujets abordés sont très variés ce qui se traduit par la longueur du document.

Parmi les sujets abordés par ce rapport, la radicalisation dans les rangs de l’armée inquiète. En effet, plus de cinquante profils seraient actuellement suivis « en priorité » par la Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense (DPSD), rapporte le Huffington post.

Afin de lutter contre cette radicalisation, plusieurs mesures ont été mises en place. Les premières mesures ont lieu au moment du recrutement des soldats où les recruteurs doivent faire preuve d’une vigilance absolue.

« Selon le général Jean-François Hogard, 92 % des candidats à l’engagement bénéficient d’un avis ‘sans objection’ de la DPSD, les 8 % restant se voyant attribuer d’un avis ‘restrictif’ ou ‘défavorable’ lié à une vulnérabilité ou à un antécédent constitué. »

Une fois recruté, la situation est plus compliquée. La Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense se repose alors sur les signalements internes à l’armée qui ne sont pas toujours probants et qui font dès lors l’objet d’investigations prudentes.

Lorsqu’un signalement est émis, la DPSD mène une enquête « à charge et à décharge, » explique le général.

« Pour les mêmes signes extérieurs ‒port de la barbe, refus de parler à une femme, etc.‒, il faut savoir distinguer des cas de réelle radicalisation de ce qui peut n’être que l’expression d’un refus de la discipline ou d’un simple mal-être, et veiller à limiter les effets de stigmatisation, qui nuisent à la cohésion dont ont besoin les armées, » a indiqué le général Jean-François Hogard.

La France n’est pas le seul pays européen à faire face à la radicalisation de certains de ses membres. La Belgique et l’Allemagne ont fait état d’incidents comparables.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...