Une collaboratrice d’un maire qualifie l’agresseur de Marseille de « martyr »
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Une collaboratrice d’un maire qualifie l’agresseur de Marseille de « martyr »

"Par contre que le terrorisme patriarcal nous tue tous les deux jours on l'entend moins votre grande gueule", a conclu Sonya Nour

La police française pointe un pistolet sur un homme à terre, au centre, à la gare Saint-Charles de Marseille, en France, le 1er octobre 2017. (Crédit : Paul-Louis Leger/AFP)
La police française pointe un pistolet sur un homme à terre, au centre, à la gare Saint-Charles de Marseille, en France, le 1er octobre 2017. (Crédit : Paul-Louis Leger/AFP)

« Quand un martyr égorge une femme et poignarde une autre là ça fait du bruit. Terrorisme, du sang, civilisation Bla Bla Bla… », a écrit Sonya Nour dans un tweet publié lundi, au lendemain de l’attaque au couteau, revendiquée par le groupe État islamique, qui a tué deux cousines de 20 ans à la gare Saint-Charles à Marseille.

« Par contre que le terrorisme patriarcal nous tue tous les deux jours on l’entend moins votre grande gueule », a-t-elle ajouté.

« Ces propos qui minimisent et banalisent des actes de terrorisme d’une sauvagerie inouïe ne méritent que la condamnation », a réagi Gilles Poux, le maire de La Courneuve, dans un communiqué.

Il a ajouté avoir « décidé sans attendre de lancer une mesure disciplinaire accompagnée d’une suspension à effet immédiat à l’encontre de Madame Sonya Nour, en attendant que l’instruction administrative aboutisse ».

Mardi, Sonya Nour a affirmé sur sa page Facebook avoir voulu dénoncer la différence de traitement entre les violences contre les femmes et les actes de terrorisme.

« En France, nous avons l’équivalent d’un Bataclan chaque année pour les femmes (…) En quoi le crime dit ‘islamiste’ serait plus atroce que le crime de femmes par leur conjoint ou ex…? », a-t-elle écrit.

De son côté le porte-parole du Front national et conseiller régional FN Jordan Bardella a annoncé sur son compte Twitter avoir saisi le procureur de la République de Bobigny pour « apologie du terrorisme ».

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