Une conseillère municipale juive de New York victime d’antisémitisme
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Une conseillère municipale juive de New York victime d’antisémitisme

La NYPD a déclaré à Karen Koslowitz que la lettre comportant des insultes antisémites n’est pas un crime de haine

Karen Koslowitz (Capture d'écran : YouTube)
Karen Koslowitz (Capture d'écran : YouTube)

Une conseillère municipale de la ville de New York a déclaré avoir reçu une lettre ansitémite qui faisait référence au massacre d’octobre de 11 Juifs dans une synagogue de Pittsburgh.

Karen Koslowitz, qui représente un district dans le quartier du Queens, a déclaré au New York Post jeudi qu’elle avait été blessée moralement par la lettre et qu’elle se sentait personnellement ciblée en tant que Juive, « tout particulièrement maintenant avec tout ce qui se passe ».

La lettre, dont le Post a dit qu’elle était truffée de fautes de grammaire, était datée du 12 novembre et envoyée à une adresse à Manhattan où le Conseil municipal tient ses audiences.

« Vous défendiez toute la population juive puante, sale et dégueulasse dans le ville de New York mais aussi les Juifs puants en Israël, en Russie, dans les pays de l’ancienne union soviétique, dans des pays d’Europe occidentale et d’Amérique latine », pouvait-on lire sur la lettre, selon le journal.

La lettre, qui a été signée par un certain Joe Camillieri du quartier de Forest Hills que Koslowitz représente, contenait une note manuscrite en bas, avec une référence à la tuerie du 27 octobre dans la synagogue de l’Arbre de Vie à Pittsburgh par un suspect avec des antécédents de publications antisémites sur les réseaux sociaux.

« Que pensez-vous de ces Juifs puants tués, 11 et 4 blessés dans cette synagogue », pouvait-on lire sur la note. Que font ces put—–ns de rats dans d’autres états des Etats-Unis ??? »

Un mémorial de fortune devant la synagogue Tree of Life à la suite d’une fusillade meurtrière à Pittsburgh, Pennsylvanie, le 29 octobre 2018. (Crédit : Matt Rourke/AP)

L’auteur de la lettre regrettait que des groupes terroristes comme al-Qaeda ou l’Etat islamique aient « été incapables de finir le travail qui avait été commencé dans des camps de concentration en Pologne pour en finir avec ces races d’escrocs, en Israël, en Russie et plus que tout ici aux Etats-Unis »

Le conseillère municipale, qui a expliqué que son grand-père avait été assassiné en 1923 parce qu’il était Juif, a déclaré que l’auteur de la lettre devait participer aux réunions qu’elle organise avec ses électeurs.

« Il sait de quoi je parle. Je soutiens la communauté juive boukhara… Il parle de rencontres auxquelles je me rends… ça me fait peur », a-t-elle expliqué au journal.

Koslowitz a déclaré avoir informé le département de police de New York au sujet de la lettre, mais on lui a dit qu’il ne s’agissait pas d’un crime de haine.

« Je suis juive. Pour moi, c’est blessant pour le peuple juif, a-t-elle expliqué. Je pense vraiment que les lois doivent être changées sur ce que l’on considère être un crime de haine ».

Un porte-parole de NYPD a déclaré que même si la lettre est « ignoble, dégoûtante et répréhensible », elle ne correspondait pas à un crime de haine.

« Nous continuerons à surveiller la situation », a déclaré le porte-parole.

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