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Une délégation israélienne à Bahreïn pour évoquer les relations bilatérales

Le directeur général du ministère des Affaires étrangères rencontrera le ministre bahreïni des Affaires étrangères à Manama, dans le cadre de la stratégie « Paix chaleureuse »

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Alon Ushpiz, Directeur général du ministère des Affaires Étrangères, assiste à une réunion du Comité de la défense et des affaires étrangères, à la Knesset, à Jérusalem, le 9 juin 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Alon Ushpiz, Directeur général du ministère des Affaires Étrangères, assiste à une réunion du Comité de la défense et des affaires étrangères, à la Knesset, à Jérusalem, le 9 juin 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le directeur général du ministère des Affaires étrangères, Alon Ushpiz, s’est rendu mercredi à Bahreïn pour une série d’entretiens au sujet du réchauffement des relations bilatérales.

Ushpiz est à la tête d’une délégation israélienne qui prendra part à la deuxième réunion bilatérale du comité directeur créé par les deux pays. La première réunion a eu lieu en Israël, en août dernier.

À Manama, Ushpiz doit également rencontrer le ministre bahreïni des Affaires étrangères, Abullatif bin Rashid Al Zayani, et le sous-secrétaire aux Affaires politiques, Sheikh Abdulla Al Khalifa.

Lors de la visite du Premier ministre Naftali Bennett à Bahreïn en février dernier, les deux parties ont convenu d’un plan bilatéral sur 10 ans baptisé « Stratégie commune de paix chaleureuse » destiné à servir de guide aux relations diplomatiques. Le plan fait la part belle à l’innovation, la sécurité alimentaire et hydrique, les soins de santé, le commerce, l’investissement et l’éducation.

Bahreïn et Israël ont officiellement signé le plan de paix “chaleureuse” à l’occasion du Sommet du Neguev, en mars dernier.

Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, Ushpiz a déclaré que les relations avec Bahreïn étaient « au cœur du travail diplomatique d’Israël ».

Le ministre israélien des affaires étrangères Yair Lapid, à gauche, accueille le ministre Bahreïni des Affaires étrangères Abdullatif bin Rashid al-Zayani à son arrivée au Sommet du Neguev, à Sde Boker, le 27 mars 2022. (Crédit : Jack Guez/ AFP)

« La feuille de route pour le développement des relations entre les pays se construit étape par étape, avec des mesures pratiques profitables aux deux pays », a-t-il poursuivi.

Israël et Bahreïn ont établi des relations diplomatiques complètes en septembre 2020 dans le cadre des accords d’Abraham, négociés par les États-Unis au bénéfice d’Israel et de quatre pays arabes.

Bahreïn – qui, comme Israël, considère l’Iran comme un ennemi acharné – a été franc sur l’étendue de ses liens avec Israël. En février, Al Khalifa a déclaré que l’agence de renseignement israélienne du Mossad était active dans son pays.

« Il existe une coopération en matière de renseignement entre Bahreïn et Israël. Le Mossad est présent à Bahreïn et dans la région », a-t-il déclaré.

Cheikh Abdullah bin Ahmed Al Khalifa, sous-secrétaire du ministère bahreïni des Affaires étrangères, prend la parole à la Conférence de Munich sur la sécurité, le 20 février. 2022. (Crédit : Saisie d’écran)

La visite de Bennett en février a suivi celle de Benny Gantz, deux semaines auparavant, premier ministre de la Défense d’Israël à effectuer un déplacement officiel à Bahreïn. Gantz a signé un protocole d’accord avec son homologue bahreïni à cette occasion. Selon le cabinet de Gantz, le protocole d’accord « contribuera à promouvoir la coopération en matière de renseignement et donnera un cadre aux exercices et coopérations entre les industries de défense des deux pays ».

Le Sommet du Neguev est également une étape importante dans la construction de relations bilatérales et régionales. Il a vocation à devenir un forum régional permanent, réunissant les ministres des Affaires étrangères d’Israël, d’Égypte, de Bahreïn, du Maroc et des Émirats arabes unis, en présence du Secrétaire d’État américain. D’autres pays, comme la Jordanie, devraient se joindre à de prochaines réunions.

Cette réunion sans précédent est considérée par beaucoup comme une tentative d’Israël et de ses alliés arabes de créer un front contre l’ennemi régional commun, l’Iran. Des responsables israéliens ont déclaré aux journalistes sur place que les pourparlers étaient notamment centrés sur la création d’une « architecture de sécurité régionale ».

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