Une dessinatrice israélienne du New Yorker décède à 80 ans
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Une dessinatrice israélienne du New Yorker décède à 80 ans

Nurit Karlin, qui est rentrée en Israël après sa retraite, a été la seule femme à percer l'univers masculin du magazine pendant des années

Nureit Karlin, une artiste née en Israël qui s’est fait une place dans le monde presque exclusivement masculin des caricaturistes du magazine New Yorker, est décédée le 30 avril dans un hôpital de Tel Aviv.

Elle avait 80 ans. Aucune raison n’a été donnée sur sa mort.

Un commentaire en hommage à Karlin dans le New Yorker, où elle a régulièrement publié ses dessins pendant 14 ans à partir de 1974, notait que la plupart de ses dessins, qui sont habituellement sans légende, « ne sont pas vraiment des blagues mais, plutôt, des réflexions visuelles qui forcent le spectateur à s’arrêter et à saisir une idée ».

Ces dessins incluent un œuf qui attend son futur dans une cage d’oiseau, une enveloppe du « Sublime » adressée au « Ridicule », et un galerie de musée pleine de souris qui admirent des peintures de labyrinthe.

Dans l’une de ses images les plus poignantes, sachant qu’elle était née à Jérusalem, deux colombes se battent pour une branche d’olivier.

Le New Yorker a souligné que pendant une bonne partie de son activité, elle était la seule femme à dessiner des caricatures pour le magazine (avant l’arrivée, en 1978, de Roz Chast, une autre caricaturiste juive). Avant de venir aux Etats-Unis pour étudier le dessin à l’Ecole des Arts visuels de New York, elle a servi dans l’armée israélienne et a étudié à l’Académie Bezalel des Arts et du Design à Jérusalem.

Une autre dessinatrice, Liza Donnelly, s’est souvenue que quand elle a demandé à Karlin d’où elle tirait ses idées, elle a répondu, « Si je savais d’où elle venaient, je serai la première à les attendre! J’ai l’habitude de faire des gribouillages. Et ensuite, il finit bien par y avoir quelque chose ».

Karlin a publié une collection de son travail « Sans commentaire » en (1978). Elle a aussi écrit et illustrés des livres pour enfants, dont La dent de la Sorcière (1985), L’Usine à rêves (1988) et J’ai vu, tu as vu (1997).

Karlin, qui ne s’est jamais mariée, laisse derrière elle sa sœur, Dina Wardi, et deux nièces.

Après avoir pris sa retraite il y a environ 13 ans, elle est retournée vivre en Israël, selon le New York Times. Elle était active dans Yesh Din, un groupe qui cherche à protéger les droits de l’homme des Palestiniens vivant sous contrôle militaire israélien.

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