Pas de blessé après une explosion dans un centre chrétien pro-Israël aux Pays-Bas
Une vague d'attentats visant des institutions américaines, juives et liées à Israël frappe l'Europe depuis quelques semaines

La police néerlandaise a annoncé samedi avoir ouvert une enquête sur une explosion survenue dans la nuit au Centre Israël, situé dans la ville de Nijkerk, dans le centre du pays.
Aucun blessé n’a été signalé et les dégâts ont été minimes sur ce site géré par l’association caritative « Christians for Israel », a noté un communiqué des forces de l’ordre qui a été diffusé sur les réseaux sociaux.
La police a précisé qu’il n’y avait eu aucune arrestation pour le moment. Elle a appelé les éventuels témoins à se manifester.
Christians for Israel, pour sa part, a fait savoir qu’un engin explosif était à l’origine de l’incident.
Dans un communiqué diffusé sur son site internet, le groupe a exprimé son choc, ajoutant que l’explosion s’inscrivait dans une série d’attaques menées contre des sites juifs visant à semer la peur.
L’ambassadeur d’Israël aux Pays-Bas, Zvi Aviner Vapni, a écrit, dans un post publié sur le réseau social X, que cette explosion n’était pas un incident isolé. Il a appelé de ses vœux l’arrestation des responsables.
First Jews were intimidated and attacked in the Netherlands. Now Christians who support Israel are being targeted too. This explosion at the Christenen voor Israël center in Nijkerk is not an isolated incident: these criminals must be captured and…
— Amb. Zvi A. Vapni (@vapni) April 4, 2026
Cet incident a fait suite à une série d’attaques similaires qui ont pris pour cible des sites juifs à travers toute l’Europe ces dernières semaines – exacerbant les inquiétudes concernant l’antisémitisme dans le sillage de la guerre au Moyen-Orient.
Au mois de mars, quatre ambulances appartenant à Hatzola, une organisation juive bénévole à but non lucratif qui intervient dans les cas d’urgence médicale ont été incendiées devant une synagogue dans le cadre d’un crime de haine antisémite alors qu’elles étaient garées dans le nord de Londres.
Les médias britanniques ont rapporté qu’un groupe terroriste pro-Iranien se faisant appeler Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiyya (Mouvement des Compagnons de la Main Droite de l’Islam) avait revendiqué l’attaque sur les réseaux sociaux.
Le groupe s’était fait connaître le mois dernier. Le ministère israélien des Affaires de la diaspora et de la Lutte contre l’antisémitisme a expliqué qu’il avait revendiqué une série d’explosions et d’incendies criminels qui ont visé des sites juifs en Belgique, à Amsterdam et à Rotterdam.
Il a également affirmé avoir attaqué un site juif en Grèce au début du mois dans le cadre d’un incident qui reste encore flou.
Parmi ces attaques, une explosion qui a pris pour cible, au mois de mars, une synagogue de Liège, en Belgique. Il n’y a pas eu de blessé.
La Belgique a ensuite commencé à déployer des militaires pour renforcer la sécurité dans les lieux de culte et dans les écoles de la communauté juive.
Une autre explosion a frappé une école juive à Amsterdam au mois de mars, endommageant une gouttière et carbonisant un mur extérieur de l’établissement. Il s’agissait de la seule école spécifiquement destinée aux juifs orthodoxes aux Pays-Bas – avec un bâtiment qui était en grande partie clôturé par un mur extérieur métallique pointu en raison de menaces antérieures.
Une semaine auparavant, dans la ville néerlandaise de Rotterdam, la police néerlandaise avait arrêté quatre jeunes hommes soupçonnés d’avoir provoqué une explosion à l’extérieur d’une synagogue de la ville, qui avait causé un bref incendie et endommagé le bâtiment.
Fin mars, c’était au tour du siège de la Bank of America, rue de la Boétie, à Paris.







