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Une Israélienne « commande une pizza » à un policier pour lancer un appel à l’aide codé

La police, comprenant le message, a joué le jeu en posant des questions sur les garnitures pour obtenir plus d'informations tandis que des agents ont été dépêchés vers les lieux

Capture d'écran de la vidéo d'un répartiteur de police prenant un appel. (Crédit : Twitter - utilisé conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Capture d'écran de la vidéo d'un répartiteur de police prenant un appel. (Crédit : Twitter - utilisé conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Une répartitrice de police qui a pris l’appel d’une femme tentant vraisemblablement de commander une pizza s’est rendu compte que son interlocutrice était en train de lui signaler de manière détournée qu’elle était menacée de violence domestique.

Grâce à cette ruse, les agents ont pu se précipiter au secours de la victime en seulement quelques minutes, a indiqué jeudi la police israélienne.

Cette ruse est devenue célèbre après qu’une Américaine a appelé les secours de cette manière en 2019, pour informer la police discrètement que le conjoint de sa mère était violent, craignant qu’il ne l’entende si elle essayait d’appeler ouvertement à l’aide.

Lors de l’incident de jeudi, la femme a appelé la ligne d’urgence nationale d’Israël pour signaler qu’elle avait des problèmes, mais comme le suspect était à portée de voix, elle a demandé à commander une pizza pour camoufler la véritable raison de son appel.

Dans l’enregistrement de l’appel diffusé par la police jeudi, la répartitrice semble comprendre immédiatement ce qui se passe et demande à la femme : « Êtes-vous menacée ? »

« Oui », répond la femme. « Je suis avec un ami. »

Après avoir obtenu l’adresse de la femme, on entend le répartiteur lui demander si la personne qui la menace s’y trouve à ce moment-là.

« Oui oui, nous voulons des olives et du maïs », a répondu la femme.

« Est-il armé ? » a demandé la dispatcheuse.

« Non, nous ne voulons pas de cola, nous en avons à la maison », a répondu la femme.

« S’il y a quelqu’un à côté de vous, ajoutez une autre garniture », a demandé la répartitrice à l’esprit vif.

« Je vais aussi prendre des champignons », a répondu la femme.

Un autre dispatcheur dit alors à la femme : « Soyez prudente, nous sommes en chemin. »

La police a déclaré que des agents sont arrivés à l’adresse en quelques minutes et ont arrêté un homme de 30 ans, soupçonné d’agression et de menaces. Il n’y a pas eu de blessés au cours de l’incident.

Le tribunal de première instance de Petah Tikva a prolongé la détention provisoire de l’homme jusqu’à vendredi.

Les appels ou messages codés sont un moyen courant pour les victimes d’appeler à l’aide sans alerter leurs agresseurs, selon les professionnels qui s’occupent de la violence domestique. Les répartiteurs des lignes d’assistance sont souvent formés à déceler les signes non explicites de détresse.

L’exemple de la commande de pizza rendue célèbre en 2019 fait partie des formations dispensées aux répartiteurs en Israël, a déclaré un officier au site d’information Ynet après un cas similaire l’année dernière.

Au Royaume-Uni, en mai, une femme avait téléphoné à la police pour commander une pizza afin de donner l’alerte sur le fait qu’elle était en danger, a rapporté la police du North Yorkshire. Dans cet incident, la femme se trouvait dans un bus, mais les agents ont pu la localiser et ont pu procéder à l’arrestation de l’homme qui la menaçait.

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