Une femme enceinte meurt peu après qu’elle aurait été frappée par son mari
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Une femme enceinte meurt peu après qu’elle aurait été frappée par son mari

Le femme avait été hospitalisée vendredi à l'hôpital Soroka à Beer Sheva avec plusieurs blessures à la tête; son mari nie l'avoir frappée

Une ambulance devant l'hôpital Soroka dans la ville du sud de Beer-Sheva, le 23 décembre 2013.  (FLASH90)
Une ambulance devant l'hôpital Soroka dans la ville du sud de Beer-Sheva, le 23 décembre 2013. (FLASH90)

Une femme enceinte de 29 ans est morte cette nuit. L’information a été annoncée dimanche matin, quelques jours après qu’elle aurait été battue par son mari dans la ville du sud de Rahat.

La femme, identifiée par la Treizième chaîne comme Roan Al-Katani, avait été hospitalisée vendredi à l’hôpital Soroka à Beer Sheva avec plusieurs blessures à la tête.

Son mari, âgé de 32 ans, a été arrêté et remis en liberté sous caution. Il dément avoir attaqué sa femme.

Selon le quotidien Haaretz, le couple avait trois enfants âgés de 5 à 9 ans.

Une vue de la ville bédouine de Rahat, dans le sud d’Israël, le 8 avril 2019 (Crédit : Moshe Shai/Flash90)

La police a reçu un premier signalement à 1h30 vendredi matin dans la ville bédouine.

Selon Haaretz, le mari a ensuite appelé la mère de la victime à 3h30 et il a déclaré que sa femme était « tombée dans la douche et qu’elle saignait de la tête ».

Le père de la victime a déclaré que la mère a répondu : « Tu as tué ma fille ».

Le père a dit que le couple avait des problèmes dans leur relation, mais selon le mari, il n’a pas frappé sa femme et elle ne voulait pas divorcer.

« Elle venait nous voir et disait, ‘Papa, il ne me traite pas avec respect' », a déclaré le père à Haaretz. Je lui ai dit qu’elle a des enfants et qu’elle devrait s’occuper de la maison, et que tout ira bien ».

Onze femmes israéliennes ont été tuées cette année par une personne qu’elles connaissaient.

Treize femmes israéliennes ont été assassinées en 2019 par quelqu’un qu’elles connaissaient. En 2018, 25 femmes ont été assassinées dans de telles circonstances, autrement dit le chiffre le plus important depuis des années. Ce triste record a entraîné une série de manifestations et d’appels urgents pour que les autorités agissent contre l’augmentation des cas de violences faites aux femmes en Israël. Beaucoup de ces femmes avaient déposé plainte à la police avant d’être tuées par crainte pour leur sécurité.

La police et les services sociaux ont recensé une forte augmentation des plaintes pour violences domestiques depuis le début de la crise du coronavirus.

Des milliers de personnes ont manifesté à Tel Aviv plus tôt ce mois contre cette tendance inquiétante, appelant le gouvernement à prendre des mesures pour endiguer la violence contre les femmes et les féminicides.

Des Israéliens protestent contre les violences faites aux femmes dans Tel Aviv le 1 juin 2020. (Tomer Neuberg/Flash90)

Les organisateurs des manifestations ont déclaré que la plus grandie partie des 250 millions de shekels (63 millions d’euros) approuvés en 2017 pour des programmes visant à empêcher les violences domestiques n’a toujours pas été débloquée.

Ce mois aussi, le ministère des Affaires sociales a publié les chiffres qui montraient une augmentation de 112 % du nombre de plaintes pour des violences domestiques reçues via sa ligne d’urgence en mai par rapport à avril.

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