Une Franco-Israélienne tuée en Cisjordanie ; la piste terroriste envisagée
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Une Franco-Israélienne tuée en Cisjordanie ; la piste terroriste envisagée

Le corps d'Esther Horgan, mère de 6 enfants, a été retrouvé dans une forêt ; la police a indiqué avoir relevé des signes de violence ; aucune arrestation

Esther Horgan, 52 ans, retrouvée morte dans le nord de la Cisjordanie à la suite d'un attentat terroriste présumé le 20 décembre 2020. (Autorisation)
Esther Horgan, 52 ans, retrouvée morte dans le nord de la Cisjordanie à la suite d'un attentat terroriste présumé le 20 décembre 2020. (Autorisation)

Une femme âgée d’une cinquantaine d’années a été retrouvée morte dans une forêt de Cisjordanie lundi matin. Elle était partie courir la veille. Les autorités enquêtent et envisagent la piste terroriste.

Le gouvernement a évoqué un « meurtre horrible » et « brutal ». La police a elle déclaré dans un communiqué que son corps présentait des signes de violence et que le décès a été attribué à un meurtre présumé. Les services de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet ont également pris part à l’enquête.

La police et le Shin Bet étudient également la piste terroriste et affirment que « toutes les options font l’objet d’une enquête ».

Aucune arrestation n’a été signalée.

La victime, Esther Horgan, était âgée de 52 ans et originaire de l’implantation de Tal Menashe. Elle laisse derrière elle six enfants.

Selon ses pages professionnelles (en français et en hébreu) sur Internet, elle était psychologue et conseillère en thérapie personnelle et conjugale.

Des sources diplomatiques ont indiqué à l’AFP que la femme avait les nationalités israélienne et française. Elle avait quitté Fontenay-aux-Roses, commune située au sud de Paris, il y a une trentaine d’années, et se nommait à l’origine Brigitte Attelan, a indiqué à l’AFP une amie d’enfance, Anne Baer.

« Elle était issue d’un judaïsme pluraliste, certes très pratiquant, mais très ouvert, ce qui caractérise la communauté de Fontenay-aux-Roses qui a été créée par son père et par mon père », a-t-elle dit, précisant que Esther Horgen avait fondé une famille « exemplaire » et qu’elle était « conseillère conjugale ».

La police sur une scène de crime, où le corps d’une femme a été retrouvé dans le nord de la Cisjordanie, le 21 décembre 2020. (Crédit : Police israélienne)

« Esther Horgen a été brutalement assassinée alors qu’elle était sortie faire un footing près de chez elle. Les forces de sécurité vont arrêter le meurtrier aussitôt que possible et nous règlerons nos comptes avec lui », a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Les forces de sécurité travaillent déjà pour mettre la main sur le meurtrier », a dit de son côté Benny Gantz, le ministre de la Défense, déplorant un « meurtre horrible ».

Esther Horgan était sortie courir dimanche après-midi, mais voyant qu’elle ne revenait pas, son mari a appelé la police. Les caméras de vidéosurveillance montrent qu’elle a bien quitté l’implantation.

Yossi Dagan, président du conseil régional de Samarie, a déclaré dans un communiqué que Horgan était « pleine de bienveillance » et qu’elle était sortie faire du sport, « à une minute de chez elle ».

Son corps a été retrouvé vers deux heures du matin dans la forêt de Reihan, au nord de la Cisjordanie, à proximité de l’implantation de Tal Menashe.

Les secouristes ont prononcé son décès sur place.

« La police et des enquêteurs ont été dépêchés sur les lieux et ont commencé à collecter des preuves », a indiqué la police.

Dès lundi matin, la police a demandé, et obtenu, un embargo, interdisant aux médias de diffuser l’identité des suspects ni d’évoquer d’autres détails de l’enquête.

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