Une fête de rentrée célèbre les ABC de la coexistence
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Une fête de rentrée célèbre les ABC de la coexistence

Juste avant la rentrée scolaire, enfants arabes et juifs se sont réunis au YMCA de Jérusalem

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Une bannière géante de bienveillance, pendant une fête de rentrée au YMCA de Jérusalem, le 29 août 2016. (Crédit : Dasee Berkowitz)
Une bannière géante de bienveillance, pendant une fête de rentrée au YMCA de Jérusalem, le 29 août 2016. (Crédit : Dasee Berkowitz)

Plus de 400 enfants juifs et arabes et leurs parents étaient lundi rassemblés au YMCA de Jérusalem pour célébrer la coexistence et le début d’une nouvelle année scolaire.

Les enfants sautaient dans des châteaux gonflables, ont pu se faire maquiller le visage avec des lettres de l’alphabet, et ont regardé un spectacle de magie pendant l’après-midi de fête organisée dans le jardin du YMCA du centre de Jérusalem.

Le rassemblement était organisé par la synagogue locale Kehillat Zion et le mouvement de jeunesse interconfessionnel Kids4Peace, et sponsorisé par la Fondation de Jérusalem.

« Il s’agit de normaliser le début de l’année scolaire », a déclaré Dasee Berkowitz, coordinateur pédagogique de Kehillat Zion. « Nous nous rassemblons autour de ce que nous avons en commun. »

Les rondes lettres arabes étaient plus faciles à transformer en sculptures de ballons que celles en hébreu ou en anglais, a remarqué Berkowitz.

Des ballons sculptés en forme  de lettres arabes, latines et hébraïques pendant une fête de rentrée au YMCA de Jérusalem, le 29 août 2016. (Crédit : Dasee Berkowitz)
Des ballons sculptés en forme de lettres arabes, latines et hébraïques pendant une fête de rentrée au YMCA de Jérusalem, le 29 août 2016. (Crédit : Dasee Berkowitz)

Un autre stand d’activité était dédié à l’utilisation des nouveaux marqueurs de l’école pour écrire des bénédictions les uns aux autres, et créer une immense bannière avec les mots « bienveillance » en trois langues, anglais, hébreu et arabe.

« Nous l’accrochons ici au YMCA, en face de la rue du roi David, mais nous l’enlèverons pour la mettre à Kehillat Zion, où elle couvrira notre Torah, a déclaré Berkowitz. Cela deviendra le châle de prière de la synagogue. »

Rebondissant sur le mélange de différentes communautés de la ville dans l’après-midi, elle a déclaré qu’il y avait « le sentiment que ce genre de rassemblement peut être normal. »

Les conseillers juifs et arabes de Kids4Peace ont pris en charge les activités artistiques, travaillant étroitement avec les adolescents du groupe de jeunesse de Kehillat Zion, ZION-NOAM, une branche du mouvement de jeunesse du mouvement Masorti.

« Ils ont parlé de ce que hesed [bienveillance] signifie pour eux, a déclaré Berkowitz. C’était un ajout agréable. »

Le rabbinTamar Elad-Appelbaum de la synagogue Kehillat Zion de Jérusalem. (Crédit : Kehillat Zion)
Le rabbinTamar Elad-Appelbaum de la synagogue Kehillat Zion de Jérusalem. (Crédit : Kehillat Zion)

Le rabbin Masorti de Kehillat Zion, Tamar Elad-Appelbaum, a déclaré qu’une partie de la mission de sa synagogue est de trouver un moyen d’unifier les différents courants de la ville, et l’institution s’est engagée à organiser tous les ans des évènements de coexistence pour Hanoukka et la Journée de Jérusalem.

La congrégation, connue pour ses chants mélancoliques et animés, mène régulièrement des offices du vendredi soir pendant l’été au complexe de la Première Gare de la ville, où elle organise aussi des services du soir de prières et des chansons pour la paix dans le cadre des évènements locaux de coexistence.

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