Une firme basée à Dubaï va faire une offre pour racheter Israir
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Une firme basée à Dubaï va faire une offre pour racheter Israir

Le NY Koen Group, propriété de l'Ukrainien Naum Koen, a dit qu'il puisera dans son expérience acquise avec sa filiale de jets privée existante

Illustration : vue d'un vol Israir décollant de l'aéroport international Ben Gurion de Tel Aviv, le 3 septembre 2015. (Moshe Shai / FLASH90)
Illustration : vue d'un vol Israir décollant de l'aéroport international Ben Gurion de Tel Aviv, le 3 septembre 2015. (Moshe Shai / FLASH90)

Une compagnie basée à Dubaï a fait savoir, lundi, qu’elle ferait une offre d’achat pour acquérir la compagnie Israir, l’un des plus importants transporteurs et l’une des plus grandes entreprises de tourisme de l’Etat juif.

Le NY Koen Group, fondé par l’homme d’affaires ukrainien Naum Koen, a déclaré dans un communiqué être « enthousiasmé par l’achat potentiel d’Israir et par les opportunités que cette acquisition représente ».

Affirmant qu’Israir est le troisième plus important transporteur aérien d’Israël le communiqué a déclaré que « la compagnie s’est construite une solide réputation au fil des années et le NY Koen Group cherche à pouvoir s’attacher la marque d’Israir ainsi que de tout l’héritage qui viendra avec cet achat ».

Le NY Koen Group a ajouté qu’il puiserait dans l’expérience de sa filiale Aero Private Jet, fondée en 2003 et qui a accès « à plus de 7 000 avions et 4 000 aéroports ».

« Israir gagnerait énormément si le groupe devait réussir à acquérir la compagnie », a noté le communiqué.

Capture d’écran d’une vidéo du propriétaire du NY Koen Group, Naum Koen. (Capture d’écran : YouTube)

« Nos managers personnels, hautement expérimentés, vous aideront à planifier vos vols et dans tous les services subsidiaires », a déclaré Koen dans le communiqué.

Koen, l’Ukrainien, entretient des liens avec la communauté ‘Habad et parle hébreu.

Le site économique Globes a indiqué, mardi, que la vente d’Israir se terminerait le 8 novembre. Jusqu’à présent, la seule offre qui a été faite a été celle de deux hommes d’affaires israéliens, Rami Levy et Shalom Haim, qui ont proposé la somme de 70 millions de shekels.

Des sources ont confié à Globes que des compagnies d’investissement au sein de l’Etat juif et à l’étranger avaient montré de l’intérêt pour le transporteur aérien, certains entrant déjà en contact avec ses hauts-dirigeants.

Et les firmes émiraties ont fait part d’un intérêt très fort pour Israël après la conclusion d’un accord de normalisation, le mois dernier, entre les deux pays. Les Accords d’Abraham, qui ont été signés lors d’une cérémonie organisée à la Maison Blanche, ont également normalisé les liens entre l’Etat juif et Bahreïn.

Israir avait annoncé, au mois de septembre, que la compagnie proposer des vols directs entre Tel Aviv et Dubaï – un projet néanmoins reporté au mois de janvier pour cause de pandémie de coronavirus, a déclaré mardi un responsable israélien.

Le président américain Donald Trump, (au centre), avec, de gauche à droite, le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn, Abdullatif bin Rashid Al-Zayani, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Abdullah bin Zayed al-Nahyan, lors de la cérémonie de signature des Accords d’Abraham sur la pelouse sud de la Maison Blanche, le 15 septembre 2020, à Washington. (AP Photo/Alex Brandon)

Au début du mois, l’Autorité des compagnies du gouvernement avait officiellement accordé le contrôle du transporteur El Al Israel Airlines à Eli Rozenberg, un israélo-américain étudiant en yeshiva de 27 ans. Kanfei Nesharim Aviation, une société tout juste fondée appartenant au jeune homme, a acheté 42,88% de la firme au prix de 107 millions de dollars lors d’une vente qui a eu lieu le 16 septembre. Il devient donc l’actionnaire majoritaire d’El Al, tel que la loi israélienne le définit.

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