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Une firme israélienne choisie pour équiper l’armée suisse en radios tactiques

L'accord, estimé entre 200 et 300 millions de dollars, doit encore être approuvé par le Parlement suisse

Luke Tress est le vidéojournaliste et spécialiste des technologies du Times of Israël

Des soldats protègent une centrale électrique à côté de Kueblis, en Suisse, le 17 janvier 2009.  (AP Photo/Keystone, Ennio Leanza)
Des soldats protègent une centrale électrique à côté de Kueblis, en Suisse, le 17 janvier 2009. (AP Photo/Keystone, Ennio Leanza)

Mardi, Elbit, une entreprise israélienne d’électronique militaire, a annoncé avoir été choisie pour fournir à l’armée suisse un système de communications radio.

Le contrat, qui doit encore être approuvé par le Parlement suisse, est évalué entre 200 et 300 millions de dollars, selon des articles de médias israéliens.

Elbit a fait savoir qu’elle avait été choisie pour fournir à l’armée helvéte une solution radio à l’issue d’une longue période de tests par les autorités suisses de la défense. Le groupe a été choisi par le Conseil fédéral de la Défense, de la Protection civile et du Sport.

L’entreprise équipera ainsi la Suisse d’une plateforme de communications basée sur sa famille E-LynX de logiciels tactiques pour des solutions de radio.

« Nous sommes fiers d’avoir été choisis pour fournir des capacités aussi importantes aux forces armées suisses. La Suisse est un marché stratégique pour nous, et nous continuerons nos efforts pour soutenir l’armée suisse et pour élargir notre coopération avec l’industrie suisse », a déclaré Bezhalel Machlis, président et PDG d’Ebit, dans un communiqué.

L’armée helvète prévoit d’acheter l’équipement l’année prochaine, précise le communiqué. La commande permettra de remplacer des appareils radios mobiles et des systèmes de télécommunication intégrés aux véhicules, qui ne seront plus opérationnels entre 2018 et 2022.

Bern a commencé à étudier les options de remplacement de ses équipements de communications en 2015. Quinze entreprises avaient initialement répondu à l’appel d’offre.

Au final, Elbit a devancé l’entreprise suisse de communications Roschi Rohde & Schwarz AG, Ittigen, un sous-traitant allemand de Rohde & Schwarz, pour décrocher le contrat.

Elbit a déjà travaillé avec l’armée helvète dans le cadre d’un accord qui avait fait polémique en Suisse.

En 2015, Elbit a ainsi vendu à Bern des drones de surveillance pour un coût estimé à 256 millions de dollars.

Des détracteurs demandaient au pays de ne pas investir dans l’industrie de l’armée israélienne en raison, avaient-ils décrit, des violations de droits humains envers les Palestiniens.

Le ministère de la Défense avait déclaré que la Suisse avait acheté des drones à une entreprise privée, et que les drones seraient seulement utilisés pour de la surveillance de frontière.

Des officiels suisses de la Défense avaient été critiqués en 2017 pour avoir participé à des tests de drones sur le plateau du Golan.

Le ministère de la Défense avait déclaré que les officiels ne savaient pas que le terrain d’aviation qu’ils avaient visité était situé dans un « territoire occupé » et que leurs visites du site étaient « contraires » aux politiques du ministère des Affaires étrangères du pays. Les officiels suisses ne sont plus autorisés à se rendre sur la zone.

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