Une firme israélienne présente le premier avion électrique du monde
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Une firme israélienne présente le premier avion électrique du monde

L'Alice de l'entreprise Eviation a fait le buzz au Bourget, la firme affirmant qu'une ligne aérienne américaine avait d'ores et déjà accepté d'en acheter plusieurs exemplaires

L'Alice d'Eviation est présenté par le directeur-général d'Eviation,  Omer Bar-Yohay, au salon de l'aéronautique de Paris, le 19 juin 2019 (Capture d'écran : YouTube)
L'Alice d'Eviation est présenté par le directeur-général d'Eviation, Omer Bar-Yohay, au salon de l'aéronautique de Paris, le 19 juin 2019 (Capture d'écran : YouTube)

Un prototype israélien à l’apparence étrange a entraîné cette semaine une vive curiosité au Salon de l’aéronautique de Paris, au Bourget. Mais plus que l’extérieur moderniste de l’appareil, c’est le fait que l’Alice – c’est son nom – de la compagnie israélienne Eviation soit entièrement électrique qui a suscité l’intérêt.

L’Alice est un petit avion de tourisme qui fonctionne entièrement à l’énergie électrique. Selon son fabricant, une firme israélienne, c’est le tout premier avion de transport dans le monde à dépendre intégralement de la ressource électrique.

En fait, selon la compagnie, la batterie représente jusqu’à 65 % du poids de l’appareil. Il peut transporter neuf passagers et deux membres d’équipage. Il ne peut voyager actuellement que sur environ 1 000 kilomètres mais, pour de petites distances, la firme espère pouvoir réduire les coûts d’opération à environ un-cinquième des tarifs actuels.

« Cet avion a été avant tout construit pour l’expérience de vol du passager », a commenté le directeur-général d’Eviation, Omer Bar-Yohay, devant les caméras de la Douzième chaîne. « Nous avons planifié et créé cet avion autour de ça. »

Bar-Yohay a noté que l’apparence élégante et originale de l’appareil – « en forme de baleine », a-t-il dit – est le résultat d’une « nécessité d’être vraiment très efficace au niveau aérodynamique ».

Il a déclaré que l’avion entrait dans le cadre de la « troisième révolution » de l’aviation, dans le sillage des avions de tourisme et des avions à réaction. Les développeurs espèrent pouvoir augmenter avec le temps la taille et les distances parcourues par l’appareil.

L’Alice doit encore être testé en vol pendant plusieurs années pour obtenir une certification de l’Autorité fédérale de l’aviation. Mais Bar-Yohay a prédit qu’une fois cette étape franchie, les demandes afflueraient en masse.

« Nous allons rencontrer un problème d’approvisionnement, pas de demandes », a-t-il dit à Bloomberg.

Eviation a précisé qu’un tel intérêt existait déjà et que Cape Air, transporteur régional américain, avait exprimé le désir d’acquérir un nombre à deux chiffres d’exemplaires d’Alice.

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