Une grève sauvage arrête le trafic du tramway dans la capitale
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Une grève sauvage arrête le trafic du tramway dans la capitale

Alors que des visiteurs y convergent pour la fête de Souccot, le conflit de travail perturbe les transports en commun à Jérusalem

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Le tramway de Jérusalem. Illustration. (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)
Le tramway de Jérusalem. Illustration. (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)

La société qui exploite le tramway de Jérusalem a annoncé mardi que, après la plupart de ses conducteurs de trains ne se sont pas présentés au travail, l’ensemble du système était gelé.

Citypass a accusé ses employés, dont un grand nombre ont prétendu être malades, d’avoir orcganisé une grève illégale dans le cadre d’un conflit de travail en cours.

La situation a été rendue plus aiguë par le fait que des dizaines de milliers de personnes sont attendues à Jérusalem pour les festivités pendant la fête de Souccot qui dure une semaine, et qui a débuté dimanche soir.

La direction a déclaré qu’elle envisageait de se tourner vers le tribunal du travail pour demander une ordonnance de retour au travail.

Dans le même temps, Citypass a demandé au ministère des Transports et à la municipalité de Jérusalem de fournir des autobus supplémentaires à Jérusalem pour prendre le relais en raison de la perturbation du service du tramway.

Dans un communiqué, la compagnie a suggéré que l’apparition soudaine d’une maladie parmi tant d’employés était liée à un différend avec les représentants du personnnel à propos de modifications des heures de travail et de salaires.

« Nous regrettons le comportement irresponsable et organisé des représentants du personnnel, qui ont choisi d’affecter le service et de l’interrompre précisément pendant la fête de Souccot, en contrevenant à la décision du tribunal du district, » a dit Citypass, faisant apparemment référence à une décision du mois d’août qui avait ordonné aux conducteurs de reprendre le travail quelques heures après qu’ils avaient lancé une grève.

La société a également demandé à la centrale syndicale Histadrout de convaincre les conducteurs de renoncer au mouvement, a rapporté le site d’information en hébreu Walla.

« De même, nous regrettons l’incompétence de la Histadrout, qui ne fait pas usage de son autorité légale et n’agit pas pour arrêter les actions illégales des conducteurs contre le public. »

Le litige en cours porte sur un nouveau programme visant à augmenter la fréquence des rames, afin qu’elles arrivent toutes les six minutes lors de la plupart des heures de la journée.

Les employés affirment que ce nouveau programme a été décidé sans leur accord. Selon eux, ces changements auraient un impact négatif sur leurs conditions de travail et les empêcheraient d’être en mesure de prendre leurs pauses tout en diminuant la sécurité des passagers et des piétons.

Au moment de la grève du mois d’août, la direction de Citypass avait pour sa part affirmé que la grève avait été lancée « uniquement pour des raisons tactiques », dans le cadre des revendications des travailleurs pour des salaires plus élevés, même si les salaires actuels sont plus élevés que dans d’autres emplois dans ce domaine.

Selon la direction le nouveau programme permettra d’améliorer, et non pas de nuire, les conditions des employés, et que ces derniers ne font grève que pour avoir en main « une carte pour des négociations. »

Josefin Dolsten a contribué à cet article

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