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Une Israélienne témoigne de sa détention en Biélorussie pour possession de cannabis

Maya Reiten, emprisonnée parce qu'elle avait de la marijuana médicale dans son sac, explique avoir perdu la notion du temps et se souvient de conditions d'incarcération dégradantes

Maya Reiten s'exprime devant la Douzième chaîne dans un entretien diffusé le 8 janvier 2022. (Capture d'écran : Douzième chaîne)
Maya Reiten s'exprime devant la Douzième chaîne dans un entretien diffusé le 8 janvier 2022. (Capture d'écran : Douzième chaîne)

Une Israélienne qui a été récemment libérée de prison en Biélorussie suite à son arrestation pour possession de cannabis a fait part des conditions difficiles de sa détention dans un entretien télévisé diffusé samedi.

Maya Reiten, avocate, avait été arrêtée en date du 4 novembre suite à la découverte, dans son sac, de 2,5 grammes de cannabis médical. Reiten, qui bénéficie d’une autorisation de détention de marijuana à usage médical en Israël, a été libérée à la fin du mois dernier, notamment suite aux appels lancés par les responsables israéliens.

Selon la loi biélorusse, elle était passible d’une peine de trois à cinq ans de prison.

De retour au sein de l’État juif, Reiten – qui dit qu’elle ne s’était pas souvenue que la marijuana se trouvait dans son sac – a déclaré à la Douzième chaîne avoir été sanctionnée par les autorités biélorusses en raison d’une lettre où elle avait décrit dans le détail les conditions de sa détention.

« Ils m’ont dit : ‘Vous vous plaignez parce que vous souffrez ici ? Pas de problème. Il y a pire que ce que vous vivez’, » a-t-elle raconté, expliquant qu’elle avait été alors envoyée dans un autre centre carcéral connu pour ses conditions d’emprisonnement dures.

« Ce qui est arrivé là-bas était tellement dégradant », a-t-elle ajouté.

L’Israélienne Maya Reiten et son frère après sa libération de prison en Biélorussie, le 30 décembre 2021 (courtoisie).

Reiten a expliqué avoir perdu la notion du temps alors qu’elle était en détention avant de voir des célébrations de Hanoukka en Israël, alors qu’elle regardait la télévision.

« Et soudain, j’ai vu mon chez moi, j’ai senti l’odeur de mon chez moi », a-t-elle indiqué. « J’ai eu l’impression d’être comme les Juifs, les Maccabées, qui faisaient tout en secret parce qu’on voulait détruire leur spiritualité ».

« Alors j’ai dessiné une hanoukkia et tous les soirs, je dessinais l’une des bougies qu’on allume, et je la bénissais ».

En retournant en Israël, Reiten a précisé avoir été saisie d’une « euphorie ».

« C’était comme si je réprimais ce qui s’était passé, comme si ce n’était pas arrivé », a-t-elle ajouté en évoquant le temps passé dans les geôles biélorusses.

« Mais ça se remarque en moi. Je ne me sens pas bien », a-t-elle continuée, précisant être revenue dans un état de santé physique médiocre.

Malgré cette épreuve, Reiten a indiqué « apprécier tout endroit où il y a la liberté ».

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