‘Une mafia juive pille les antiquités du Moyen-Orient’, selon des archéologues arabes
Rechercher

‘Une mafia juive pille les antiquités du Moyen-Orient’, selon des archéologues arabes

D’éminents historiens arabes prétendent que les Juifs veulent détruire l'héritage arabe de la région pour venger 2 500 ans d’exil babylonien

L'historien et archéologue irakien Ali Al-Nashmi qui affirme qu'une mafia juive internationale vise à acquérir des antiquités irakiennes dans une émission du 9 septembre 2015 (Capture d'écran MEMRI)
L'historien et archéologue irakien Ali Al-Nashmi qui affirme qu'une mafia juive internationale vise à acquérir des antiquités irakiennes dans une émission du 9 septembre 2015 (Capture d'écran MEMRI)

Selon un éminent historien et archéologue irakien et le directeur syrien du célèbre musée de Palmyre, une « mafia juive internationale » complote pour piller l’Irak et la Syrie de ses antiquités les plus précieuses pour prouver la véracité de la Bible juive et éradiquer des preuves du patrimoine arabe au Moyen-Orient.

« Les Juifs sont toujours à la recherche d’antiquités – notamment au Moyen-Orient, et en Irak tout particulièrement – afin de prouver que la Torah est véridique, » a déclaré Ali Al-Nashmi, archéologue irakien, sur la chaîne de télévision panarabe Mayadeen. « Et donc ils extorquent, volent et créent des gangs mafieux ».

Al-Nashmi ajoute que la « théorie ancienne » – une référence apparente à la Torah, qu’il semble confondre à tort avec le Talmud babylonien – est un produit de l’exil juif à Babylone il y a quelque 2 500 ans.

L’adhésion juive à cette « théorie » d’anciennes racines juives dans l’Irak d’aujourd’hui – les Juifs vivaient dans l’Irak actuel depuis l’époque babylonienne, fuyant seulement au 20e siècle – s’est « renforcée suite au Congrès sioniste à Bâle, Suisse, en 1897. »

La « mafia » juive qui vole des antiquités – dont l’existence présumée « est la raison pour laquelle les archéologues les plus proéminents du monde sont des Juifs », ajoute-t-il – est « connectée au capital juif ».

Walid Al-Asad, directeur du musée de Palmyre, s’est exprimé sur la chaîne Mayadeen dans la même veine, expliquant que les Juifs veulent « effacer les origines arabes de ces antiquités » – cette fois en référence aux artefacts syriens – et « détruire la ville [de Palmyre] et la rayer de la surface de la Terre, afin d’effacer la mémoire de leur exil babylonien », un exil qui selon lui était soutenu par les archers de Palmyra, qui servaient dans l’armée du roi chaldéen Nabuchodonosor II lorsque il a détruit le Premier Temple et exilé l’élite juive à Babylone.

https://youtu.be/J5oKD-FC1F0

Les théories de conspiration d’éminents archéologues arabes éminents ont été diffusées sur Mayadeen TV le 9 septembre 2015, et traduites par l’Institut de recherche du Moyen-Orient (MEMRI).

L’Irak et la Syrie ont toutes deux été victimes du vol et de la destruction de leurs antiquités – mais par des groupes djihadistes musulmans avides de liquidités pour financer leurs campagnes militaires dans les deux pays.

En août, les djihadistes de l’Etat islamique (EI) ont décapité le père de Walid, Khaled Al-As’ad, et pendu son corps mutilé en public. As’ad père était le directeur du musée de Palmyre depuis 40 ans jusqu’à sa retraite en 2003, lorsque Walid lui a succédé.

La violence terrifiante et la destruction d’artefacts inestimables sont devenues des caractéristiques de l’EI qui étend son soi-disant « califat » en Irak et en Syrie.

En mai, Palmyre est tombée sous le contrôle du groupe djihadiste, qui a détruit plus tard publiquement plusieurs tombes célèbres classées patrimoine mondial par l’UNESCO. Le groupe a également détruit l’ancien sanctuaire syrien de Baal Shamin et le Temple de Bel vieux de 2 000 ans.

Pendant quatre années de la guerre civile syrienne et avec les militants de l’EI contrôlant de larges pans du pays, l’Association de protection de l’archéologie syrienne indique que plus de 900 monuments et sites archéologiques ont été pillés, endommagés ou détruits.

En plus des sites syriens, l’EI a détruit des statues, des sanctuaires et des manuscrits dans la ville irakienne de Mossoul et démoli l’ancienne ville assyrienne de Nimroud.

L’AFP a contribué à cet article

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...