Une marche à Varsovie pour commémorer les médecins et les infirmières du ghetto
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Une marche à Varsovie pour commémorer les médecins et les infirmières du ghetto

Les participants ont accroché des rubans avec les noms de ceux qui ont travaillé à sauver les patients - et parfois les ont aidés à mourir

Des gens déposant des fleurs à Umschlagplatz dans le ghetto de Varsovie, là où se trouve le monument en mémoire des Juifs ayant été déportés vers Treblinka. (Crédit : Ruth Ellen Gruber/JTA)
Des gens déposant des fleurs à Umschlagplatz dans le ghetto de Varsovie, là où se trouve le monument en mémoire des Juifs ayant été déportés vers Treblinka. (Crédit : Ruth Ellen Gruber/JTA)

VARSOVIE, Pologne – Quelque 700 personnes ont défilé dans les rues de Varsovie pour commémorer ceux qui ont travaillé dans le ghetto de Varsovie en tant que médecins, infirmières et autres membres du personnel médical, aidant ceux dans le besoin et, si nécessaire, les aidant à mourir.

La marche a débuté vendredi, au monument de l’Umschlagplatz. Les participants ont été accueillis par le directeur de l’Institut historique juif, Pawel Spiewak, le vice-ambassadeur d’Israël, Ruth Cohen-Dar, et Marian Turski, vice-président de l’Association de l’institut historique juif.

« Cette année, nous nous rendons là où les médecins et le service médical du ghetto de Varsovie ont travaillé, l’hôpital pour enfants Bersohn et Bauman », a déclaré Pawel Spiewak.

« Nous marchons ici pour montrer que nous nous souvenons de ces sacrifices qui étaient complètement impuissants par rapport à ce qui s’est alors produit à Varsovie ».

« Nous sommes réunis ici pour rappeler les noms de nos frères et sœurs qui ont été tués dans le plus grand génocide de l’humanité contemporaine. Nous sommes ici pour nous rappeler de chacun d’entre eux », a déclaré Ruth Cohen-Dar.

Dans l’enceinte de l’hôpital, les participants ont accroché sur la clôture des rubans avec les noms des victimes de la liquidation du ghetto. Piotr Glowacki a lu des extraits des témoignages des infirmières et des médecins du ghetto. Il était accompagné par Olgierd Dokalski.

L’Hôpital pour enfants de Bersohn et Bauman a été fondé en 1878 et a fonctionné jusqu’en 1942. Janusz Korczak, qui dirigeait un orphelinat dans le ghetto de Varsovie pour les enfants juifs pendant la Seconde Guerre mondiale et est mort avec eux, y était pédiatre avant la Première Guerre mondiale.

Pendant la guerre, l’hôpital se trouvait dans le ghetto. Les médecins ont essayé d’aider les enfants, bien que leurs options aient alors été limitées. Certains des médecins ne pouvaient pas accepter le fait que leurs patients seraient assassinés à Treblinka. On donnait de la morphine aux enfants pour qu’ils meurent dans leurs lits et évitent le transport vers les camps de la mort.

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