Une météo plus froide et moins de manifestants anti-Netanyahu
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Une météo plus froide et moins de manifestants anti-Netanyahu

Des milliers de personnes ont pris part à des manifestations dans tout le pays mais le nombre de participants a semblé nettement inférieur aux rassemblements précédents

Les manifestants contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le 14 novembre 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Les manifestants contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le 14 novembre 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Ce sont des milliers de personnes qui ont manifesté contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans tout Israël, samedi soir, même si ces rassemblements ont paru nettement moins importants que cela n’avait été le cas lors des semaines précédentes.

Quelques milliers de personnes se sont regroupés aux abords de la résidence officielle de Netanyahu à Jérusalem, tandis que plusieurs autres milliers se sont retrouvés à Tel Aviv et à Haïfa. Quelques centaines de personnes ont aussi manifesté à proximité de l’habitation de Netanyahu, à Césarée. Il y a eu également des rassemblements sur les places et sur les ponts des autoroutes dans tout le pays.

A Jérusalem, de nombreuses personnes présentes ont brandi des drapeaux israéliens, mais aussi noirs ou roses, que les groupes à l’origine du mouvement de protestation ont adopté comme symboles. Avec un temps plutôt froid à la veille de la saison hivernale pluvieuse, la participation, samedi, a paru être moins importante que les semaines précédentes.

Les participants s’opposent à Netanyahu, réclamant sa démission en raison de ses mises en examen pour corruption, et notamment pour fraude, abus de confiance et pots-de-vin. De nombreux autres critiquent également le chef du gouvernement pour ce qu’ils considèrent comme une mauvaise prise en charge de la pandémie de coronavirus et de ses conséquences économiques.

Les manifestants contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le 14 novembre 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Des personnes qui se tenaient sur le pont des Cordes, à l’entrée de Jérusalem, ont affirmé qu’une pierre leur avait été jetée, comme cela a été également le cas de manifestants qui occupaient un carrefour situé aux abord de la ville de Ramat HaSharon, selon Haaretz. A Ramat HaSharon, la pierre a brisé le pare-brise d’une voiture.

Le journal a aussi précisé qu’une bouteille en verre avait été jetée en direction d’un manifestant dans le nord du pays, sur la Route 4, le frappant à la tête. Il n’y a pas eu d’informations livrées sur son état de santé.

Les manifestants doivent affronter des violences croissantes de la part de leurs détracteurs, et ils ont demandé la protection de la police. Cette dernière a arrêté quelques suspects dans ces affaires d’agression.

Le parti du Likud de Netanyahu a encore une fois dénoncé ce mouvement de protestation qui dure depuis des mois.

Des manifestants contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur la place Rabin de Tel Aviv, le 14 novembre 2020. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

« Après que le Premier ministre a conclu trois accords de paix, alors qu’il va nous apporter des millions de vaccins contre le coronavirus et qu’il parvient à maintenir des cotes de crédit élevées pour le pays avec le soutien de la majorité des citoyens d’Israël, il est malheureux que l’opposition, avec à sa tête Yair Lapid, continue à diviser et à se livrer sans s’interrompre à des incitations », a dit le Likud, faisant référence au chef de l’opposition.

« Un vaccin va probablement être trouvé pour le coronavirus. La question est de savoir quand un vaccin sera découvert contre le mouvement ‘tout sauf Bibi’, » a ajouté la formation, utilisant le surnom de Netanyahu.

Netanyahu et ses alliés politique ont fréquemment fustigé les manifestants.

Lapid a riposté à Netanyahu, disant que ses critiques voulaient détourner l’attention de « son échec complet dans la prise en charge du virus ».

Plus tôt dans la journée, 18 personnes avaient été arrêtées pendant des affrontements avec la police après que des centaines de personnes ont défilé sur la Route 1 vers Jérusalem, à proximité d’Abu Gosh. La police a fait savoir que ce défilé avait eu lieu sans autorisation, ce qu’ont démenti les activistes.

La police arrête des manifestants qui se rendent à Jérusalem en défilant sur la Route 1 dans le cadre du mouvement de protestation contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le 14 novembre 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Selon la presse israélienne, quatre députés ont défilé avec les manifestants – Moshe Yaalon et Ofer Shelah de l’alliance Yesh Atid-Telem, Eli Avidar d’Yisrael Beiteinu et Yair Golan du Meretz.

Cela fait des mois que ces manifestations ont lieu. Le pays est en train de sortir, petit à petit, d’un confinement d’un mois que le gouvernement a imposé au mois de septembre pour réduire les chiffres de l’infection.

Les restrictions qui sont encore en place ont empêché les salles événementielles, les lieux culturels, les hôtels et les restaurants de rouvrir leurs portes tandis que l’économie israélienne continue à être frappée de plein fouet.

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