Une note d’Einstein sur le secret du bonheur va être vendue aux enchères
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Une note d’Einstein sur le secret du bonheur va être vendue aux enchères

Selon le célèbre physicien, “une vie tranquille et modeste apporte plus de joie que la recherche du succès qui implique une agitation permanente”

Gal Wiener, propriétaire gérant de la maison d'enchères Winner's de Jérusalem, présente deux notes écrites par Albert Einstein en 1922 sur le le papier de l'Imperial Hotel de Tokyo, le 19 octobre 2017. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
Gal Wiener, propriétaire gérant de la maison d'enchères Winner's de Jérusalem, présente deux notes écrites par Albert Einstein en 1922 sur le le papier de l'Imperial Hotel de Tokyo, le 19 octobre 2017. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

Deux notes qu’Albert Einstein avaient remises à un messager à Tokyo, dont une sur le secret d’une vie heureuse, ont refait surface 95 ans plus tard et vont être prochainement vendues aux enchères à Jérusalem.

En 1922, le physicien allemand, célèbre notamment pour sa théorie sur la relativité, avait effectué une tournée au Japon, où il donnait des conférences.

A l’époque, Einstein venait d’être informé de sa prochaine désignation pour le prix Nobel de physique, et sa notoriété commençait à se développer au-delà de la communauté scientifique.

La scène se déroule à l’Imperial Hotel de Tokyo, affirme aujourd’hui le vendeur de la précieuse note : un coursier japonais arrive pour livrer un courrier au physicien. Nul ne sait s’il refuse un pourboire, en accord aux pratiques locales, ou si Einstein ne dispose pas de monnaie, mais le physicien, pour ne pas le laisser partir les mains vides, lui remet deux notes en allemand.

« Peut-être, si tu as de la chance, ces notes auront beaucoup plus de valeur qu’un simple pourboire », lui dit alors Einstein, d’après le vendeur, un proche du coursier japonais qui réside à ce jour dans la ville allemande de Hambourg.

Albert Einstein, entouré par le Dr Aydelotte et sa femme, à Princeton, le 14 mars 1951. (Crédit: autorisation de Nate D. Sanders)
Albert Einstein, entouré par le Dr Aydelotte et sa femme, à Princeton, le 14 mars 1951. (Crédit: autorisation de Nate D. Sanders)

Sur l’une des notes, rédigée sur du papier frappé du logo de l’Imperial Hotel, est écrit : « une vie tranquille et modeste apporte plus de joie que la recherche du succès qui implique une agitation permanente. »

Sur la seconde, apposée sur une feuille blanche, on retrouve le célèbre adage, emprunté à Lénine : « là où il y a une volonté, il y a un chemin. »

Inconnues jusque-là des chercheurs, ces notes ont été authentifiées par la maison de vente aux enchères Winner’s.

Elles n’ont pas de valeur scientifique mais pourraient aider à mieux cerner les réflexions personnelles d’Einstein dont le nom est devenu synonyme de génie, estime Roni Grosz, chargé de la plus grande collection d’archives du physicien, à l’Université Hébraïque de Jérusalem.

« Ce que nous faisons ici est un portrait d’Einstein, l’homme, le scientifique, son impact sur le monde, à travers ses écrits », poursuit Grosz, d’après qui « ceci est une pierre [de plus] à la mosaïque. »

Les deux notes seront vendues mardi à la maison Winner’s de Jérusalem, avec d’autres objets dont deux lettres écrites par Einstein à la fin de sa vie.

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