Une nouvelle « boule de feu » apparaît sur la plateforme gazière Leviathan
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Une nouvelle « boule de feu » apparaît sur la plateforme gazière Leviathan

Le ministère de l'Energie a embauché des consultants qui travailleront avec des ingénieurs sur les problèmes qui se répètent au large de la côte sur la plateforme controversée

Capture d'écran d'une vidéo montrant du gaz naturel brûlé sur la plateforme Leviathan, au large de la côte, le 23 mai 2020 (Capture d'écran : Walla)
Capture d'écran d'une vidéo montrant du gaz naturel brûlé sur la plateforme Leviathan, au large de la côte, le 23 mai 2020 (Capture d'écran : Walla)

Les résidents qui vivent à proximité de la plateforme de gaz naturel Leviathan ont été une nouvelle fois informés de problèmes rencontrés sur cette dernière, lundi matin, quand une torche a été utilisée pour brûler les excès de gaz, formant une énorme boule de feu – ce qui a entraîné des demandes d’arrêt immédiat de la production.

Une torche est un dispositif de combustion du gaz installé sur les plateformes pour permettre aux excédents de gaz d’être brûlés en sécurité suite à des dysfonctionnements et pour empêcher une montée de la pression.

Yoni Sappir, chef du groupe Gardiens du foyer, qui fait campagne contre la plateforme et contre le gaz naturel plus généralement, a indiqué : « Il y a eu environ 30 pannes sur la plateforme Leviathan au cours de ses cinq mois d’opération. C’est une situation à la fois inconcevable et inacceptable ».

Sappir a appelé le gouvernement à mettre un terme aux activités de Leviathan, à mener une enquête minutieuse sur les raisons justifiant cet usage répété de la torche et à publier et approuver les conclusions soumises par RPS, firme de conseil en ingénierie, qui a été embauchée, la semaine dernière, pour enquêter sur la situation par le ministère de l’Energie.

Mardi, le ministère – qui a pour sa part répertorié 13 défaillances sur le site entre le 11 février et le 31 mai – a fait savoir qu’il allait renforcer son contrôle de la plateforme en faisant appel aux services de RPS, qui oeuvrera aux côtés des ingénieurs du ministère à « conduire un examen approfondi de l’exploitation de la plateforme et de ses systèmes au vu des pannes répétées qui sont survenues depuis le début de ses opérations, à la fin de l’année 2019 ».

La compagnie et les ingénieurs du ministère commenceront leurs examens sur la plateforme le 21 juin. Quelques semaines après la fin de leur travail, ils soumettront un rapport détaillé sur l’état de la plateforme ainsi que leurs recommandations pour améliorer les choses, un rapport que le ministère a l’intention de publier.

La salle de contrôle de Noble Energy sur la plateforme Leviathan, le 31 décembre 2019 (Crédit : Noble Energy)

La plateforme, qui est située à une dizaine de kilomètres au large de Césarée, dans le nord d’Israël, a commencé sa production-pilote au mois de décembre et sa production commerciale au mois de janvier.

Asif Izak, président de l’Association des villes de Sharon et Carmel pour la protection environnementale, a pour sa part indiqué que « les pannes continues à la plateforme Leviathan nécessitent un examen immédiat de la part du ministère de l’Energie, dès aujourd’hui, pour voir la manière dont elle est exploitée et avec pour objectif d’éviter que de tels phénomènes, qui entraînent l’incertitude et la peur chez les résidents du secteur, ne se reproduisent ».

La Commission des Affaires intérieures et de l’environnement, à la Knesset, devait débattre de la question jeudi mais la réunion a été annulée après l’annonce de la contamination à la COVID-19 d’un député, Sami Abou Shahadeh, et la fermeture consécutive du Parlement tout entier.

Vue de la plate-forme d’extraction du champ gazier israélien Leviathan près de la ville de Césarée, le 31 janvier 2019. (Marc Israel Sellem/POOL)

Noble Energy, qui exploite la plateforme, a refusé de commenter ce qu’il s’est passé, confirmant seulement que la torche avait été activée et que la firme en avait informé « toutes les entités gouvernementales concernées ».

La compagnie a ajouté dans un communiqué qu’il fallait « souligner que l’activation de la torche n’a pas été une opération décidée en urgence et la production de gaz a continué sans être interrompue. Toutes les stations de contrôle, sur la rive, ont continué à montrer qu’il n’y avait pas eu d’impact environnemental, comme cela a toujours été le cas depuis que la production de gaz naturel a commencé à Leviathan, à la fin du mois de décembre de l’année dernière ».

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