Une policière condamnée pour avoir tiré dans le dos d’un Palestinien
Elle a été reconnue coupable d'agression physique, d'utilisation imprudente d'une arme et d'obstruction à la justice
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Le tribunal de première instance de Jérusalem a condamné lundi une officier de la police des frontières après qu’elle a plaidé coupable d’avoir tiré dans le dos d’un Palestinien une balle de caoutchouc alors qu’il s’éloignait d’un point de contrôle en Cisjordanie, près de Jérusalem.
La policière, âgée de 20 ans, a été condamnée pour agression physique, usage imprudent d’une arme et obstruction à la justice.
Selon l’acte d’accusation déposé par le procureur général, l’officier a ouvert le feu au poste de contrôle d’A’Zaim sans aucune raison opérationnelle, blessant gravement Karam Qawasmi, 22 ans.
« L’accusée a profité de son rôle, de son statut et de son autorité de port d’armes et a piétiné la dignité du plaignant tout en exploitant sa faiblesse, mais seulement pour s’amuser », ont déclaré les procureurs, ajoutant que par ses actions, elle avait également porté atteinte à la confiance du public dans les forces de l’ordre.
Selon l’acte d’accusation, Qawasmi est arrivé au point de contrôle le 25 mai 2018, pour un contrôle de sécurité. Après avoir été contrôlé, les policiers en service lui ont dit qu’il pouvait y aller. Alors qu’il s’éloignait, la suspecte aurait tiré dans le bas de son corps, en violation du règlement, ce qui l’aurait fait tomber au sol.
L’incident a apparemment été enregistré sur le téléphone d’un des officiers de l’unité.
Après l’ouverture d’une enquête par le département d’enquête interne de la police du ministère de la Justice, la policière aurait demandé à d’autres agents des frontières de ne dire à personne ce qui s’était passé, effacé la vidéo de son téléphone et cassé l’appareil, et donné l’ordre à un collègue de retirer également la vidéo de son téléphone.
Dans cette vidéo de 26 secondes, on peut entendre un groupe d’officiers crier à Qawasmi de quitter la zone, avec leurs fusils automatiques pointés dans sa direction.
Qawasmi, tenant un sac à dos et une carte d’identité, lève les mains et commence à s’éloigner d’eux.
הערב במהדורת השבת ב- @newsisrael13 נביא תיעוד בלעדי של אחד מלוחמי מג"ב מבצע ירי בכדור ספוג לעבר פלסטיני שלא מהווה סכנה וידיו באוויר
הפלסטיני שרצה להיכנס לישראל הורחק בידי לוחמי מג"ב ובעודו חוזר לשטחים נורה בגבו ללא כל סיבה ונפצע pic.twitter.com/11A4CrEDhz
— yishai porat – ישי פורת (@yishaiporat) November 2, 2019
Puis, alors qu’il se dirige vers le tunnel, les officiers lui crient de baisser les mains et de marcher normalement. Il semble ne pas les comprendre complètement, se retournant brièvement avant de se conformer à l’ordre.
L’homme palestinien continue alors à marcher jusqu’à ce que l’un des officiers tire et qu’il tombe à terre en hurlant de douleur.
Qawasmi a affirmé que la vidéo ne montre qu’une petite partie de la journée où des agents de la police des frontières l’ont arrêté et battu avant de lui tirer dessus, apparemment sans raison.
L’officière soupçonnée d’avoir tiré la balle en caoutchouc a été immédiatement renvoyée dès la découverte de l’incident. Pendant que le département des enquêtes internes de la police continuait d’enquêter sur l’incident, elle a été affectée auprès de l’armée israélienne pour effectuer les deux années de service national requises.
Les balles à pointe en caoutchouc utilisées par les forces de sécurité israéliennes sont généralement considérées comme un type de munitions « moins létales », car elles sont moins susceptibles de tuer une personne touchée que les balles standard, mais elles ont néanmoins été responsables d’un certain nombre de blessures graves et de décès, en particulier lorsqu’elles étaient dirigées vers la tête ou la poitrine d’une personne.
la Communauté du Times of Israël !







