Une rabbin et un musulman à la rencontre des collégiens en France
Rechercher

Une rabbin et un musulman à la rencontre des collégiens en France

Des élèves d’un collège du 17e arrondissement de Paris ont rencontré Delphine Horvilleur et Ismaël Saidi afin de parler d’antisémitisme

Le rabbin Delphine Horvilleur. (Crédit : autorisation de MJLF)
Le rabbin Delphine Horvilleur. (Crédit : autorisation de MJLF)

Des élèves du collège Honoré-de-Balzac, dans le 17e arrondissement de Paris, ont rencontré Delphine Horvilleur et Ismaël Saidi, réalisateur et auteur de pièces de théâtre, afin de parler d’antisémitisme.

Lors d’une séance de questions-réponses, filmée par la chaîne France info, la femme rabbin explique à un enfant que « la haine des Juifs a presque toujours existé. Elle resurgit tout le temps dans des contextes différents, dans des discours différents, mais toujours dans des contextes où il y a de la peur. »

Déjà, en 2017, Delphine Horvilleur, rabbin du Mouvement juif libéral de France, s’était associée à l’islamologue Rachid Benzine pour publier ensemble le livre Des mille et une façons d’être juif ou musulman. Dialogue entre le rabbin Delphine Horvilleur et l’islamologue Rachid Benzine.

Plus tôt cette année, Delphine Horvilleur a publié aux éditions Grasset un ouvrage intitulé Réflexions sur la question antisémite. Dans son livre, clin d’œil à Réflexions sur la question juive de Jean-Paul Sartre, l’une des trois femmes rabbins en France explore comment la haine des Juifs peut être interprétée à partir des textes fondateurs et de la littérature rabbinique : « rivalité familiale », « combat de civilisation », « guerre des sexes »…

« L’antisémitisme, malheureusement est, et a toujours été, l’élément précurseur, presque le clignotant qui annonce que le système ou l’édifice tout entier est menacé ou en état d’échec ou de faillite », observait-elle.

Delphine Horvilleur, qui a d’abord fait des études de médecine à Jérusalem, puis de journalisme avant d’étudier le rabbinat aux Etats-Unis (ce n’est pas possible en France), « explorait » alors également la façon dont la lecture rabbinique permet d’avertir « les nouvelles générations », pour qu’elles puissent y faire face. Les textes « nous disent : ce mal (l’antisémitisme, ndlr), va muter. N’imaginez pas que vous allez vous en débarrasser, mais soyez capable de voir dans quelles circonstances il surgit », et comment « se relever ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...