Une roquette tirée de Gaza tombe sur une yeshiva à Sderot
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Une roquette tirée de Gaza tombe sur une yeshiva à Sderot

Le projectile a endommagé le bâtiment mais aucun blessé n'a été signalé ; il s'agit du deuxième tir en moins de 24 heures

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Une roquette tirée de l’enclave palestinienne de Gaza est tombée jeudi sur un bâtiment à Sdérot sans faire de victime, a indiqué la mairie de cette ville du sud d’Israël.

Il s’agit du second tir de roquette dirigée sur le sud d’Israël depuis Gaza en moins de 24 heures, ce qui marque une nette recrudescence des hostilités depuis l’enclave côtière.

Le tir de roquette a déclenché les sirènes dans la ville de Sderot et la communauté voisin d’Ivin, peu après 21 heures.

« Une roquette a touché de plein fouet un bâtiment à Sdérot sans faire de blessé mais causant des dégâts », a affirmé de son côté la police israélienne dans un communiqué.

La roquette a touché la façade externe de la yeshiva et les débris ont été propulsés sur le trottoir. Plusieurs fenêtres en verre trempé ont également été brisées.

Un établissement scolaire religieux frappé par une roquette lancée depuis Gaza, à Sderot, le 13 juin 2019. (Crédit : Yediot Mehashetach)

La police a bouclé la zone entourant l’établissement et les démineurs ont été appelés pour extraire la roquette.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’armée israélienne a mené un raid contre une position du groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas au pouvoir à Gaza, après l’interception d’un tir de roquette contre Israël depuis l’enclave palestinienne.

Ces tirs de roquettes sont les premiers depuis une flambée de violences début mai au cours de laquelle des centaines de projectiles ont été lancés contre l’Etat hébreu, tuant quatre Israéliens.

Un établissement scolaire religieux frappé par une roquette lancée depuis Gaza, à Sderot, le 13 juin 2019. (Crédit : Yediot Mehashetach)

L’attaque est survenue peu après qu’Israël a annoncé qu’il imposait une fermeture totale de la zone de pêche, bloquant l’accès à la mer aux pêcheur, en réaction à une série d’attaques depuis l’enclave côtière dans la journée.

Au moins six feux ont été attribués à des attaques de ballons incendiaires lancés depuis la bande de Gaza et un ballon lesté d’une bombe a explosé sur une ville israélienne. Aucun blessé n’est à déplorer mais les pâturages et champs ont été endommagés.

Une nette diminution du nombre de ballons incendiaires a été observée jeudi.

Selon la Douzième chaîne israélienne, l’accord négocié par l’Egypte et qui avait mis un terme à la flambée des violences avait compris, pour le Hamas, l’obligation de mettre un terme aux incidents violents le long de la clôture frontalière, l’établissement d’une zone-tampon de 300 mètres à la frontière, la fin du lancement de ballons incendiaires vers les communautés israéliennes et des affrontements nocturnes entre les Gazaouis et les forces de sécurité ainsi que l’arrêt des flottilles qui tentent de traverser la frontière maritime entre Gaza et Israël.Ces attaques incendiaires semblent enfreindre le cessez-le-feu officieux conclu en mai entre Israël et les dirigeants du Hamas au terme de deux jours d’intenses combats entre l’armée israélienne et les groupes terroristes palestiniens.

En échange, l’Etat juif aurait accepté d’élargir la zone de pêche, de permettre la mise en oeuvre de programmes « cash for work » des Nations unies et d’ouvrir des négociations sur des dossiers relatifs à l’électricité, aux postes-frontières, à la santé et au financement.

L’attaque au ballon-bombe de mercredi était la première attaque armée depuis l’enclave depuis la fin de ces hostilités, le 5 mai.

L’AFP et l’équipe du Times of Israël ont contribué à cet article.

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