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Une Saoudienne condamnée à 45 ans de prison pour des posts sur Internet

Nourah al-Qahtani a été condamnée à 45 ans de prison pour "utilisation d'Internet dans le but de diviser la société", et "atteinte à l'ordre public"

Un membre de la garde d'honneur est couvert par le drapeau de l'Arabie saoudite, à Washington, le 22 mars 2018. (Crédit : AP Photo/Cliff Owen, Archive)
Un membre de la garde d'honneur est couvert par le drapeau de l'Arabie saoudite, à Washington, le 22 mars 2018. (Crédit : AP Photo/Cliff Owen, Archive)

Un tribunal saoudien a condamné une femme à 45 ans de prison pour des posts sur les réseaux sociaux, dénonce une ONG des droits humains, moins d’un mois après une condamnation à une lourde peine d’une autre Saoudienne pour une affaire similaire.

Selon un document judiciaire transmis mardi à l’AFP par l’ONG DAWN, Nourah al-Qahtani a été condamnée à 45 ans de prison pour « utilisation d’Internet dans le but de diviser la société », et « atteinte à l’ordre public ».

L’AFP n’a pas eu accès dans l’immédiat à l’ensemble du document.

Nourah al-Qahtani est détenue depuis juillet 2021, a précisé dans un communiqué l’ONG, basée à Washington.

« La condamnation de (Nourah) al-Qahtani (…) apparemment juste pour avoir tweeté ses opinions, montre à quel point les autorités saoudiennes se sentent enhardies pour punir les moindres critiques », déplore le directeur de recherche pour la région du Golfe à DAWN, Abdullah Alaoudh, dont le père est lui-même emprisonné en Arabie saoudite depuis 2017.

Le militant fait référence à la visite en juillet du président américain Joe Biden dans le riche royaume pétrolier, où il a rencontré le prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS), régulièrement critiqué par des ONG pour de graves violations des droits humains dans son pays.

Le vice-président américain Joe Biden, à droite, présente ses condoléances au roi Salmane Ben Abdel Aziz à l’occasion du décès de son frère, le prince héritier saoudien Sultan ben Abdul-Aziz Al Saoud, au palais Prince Sultan à Riyad, en Arabie Saoudite, le 27 octobre 2011. (Crédit: AP Photo/Hassan Ammar, File)

Moins d’un mois après cette visite, un tribunal a condamné le 9 août une autre citoyenne critique, Salma al-Chehab, à 34 ans de prison pour avoir « aidé » des dissidents à « déstabiliser l’Etat » en relayant leurs tweets.

Les ONG internationales ont dénoncé cette condamnation, Human Rights Watch reprochant aux puissances proches de l’Arabie saoudite, comme les Etats-Unis et la France, leur pusillanimité face à la répression dans cette monarchie, l’un des premiers exportateurs de pétrole au monde.

L’Arabie saoudite a durci la répression contre les dissidents, allant des opposants aux militantes féministes, depuis que MBS est devenu le dirigeant de facto du royaume en 2017.

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