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Une strip-teaseuse s’incruste à la conférence de presse du parti Avoda

La directrice de l'Association israélienne des strip-teaseuses dit être venue pour sensibiliser à ce qu'elle estime être "une discrimination à l'égard de sa profession"

Carrie Keller-Lynn est la correspondante politique et juridique du Times of Israël.

La strip-teaseuse Efrat Rubinstein, à gauche, s'entretenant avec la députée Avoda Ibtisam Maraana lors d'une conférence de presse organisée par le parti Avoda dans un ancien club de strip-tease à Tel Aviv, le 8 septembre 2022. (Crédit : Carrie Keller-Lynn/Times of Israel)
La strip-teaseuse Efrat Rubinstein, à gauche, s'entretenant avec la députée Avoda Ibtisam Maraana lors d'une conférence de presse organisée par le parti Avoda dans un ancien club de strip-tease à Tel Aviv, le 8 septembre 2022. (Crédit : Carrie Keller-Lynn/Times of Israel)

La directrice de l’Association israélienne des strip-teaseuses a protesté lors d’une conférence de presse du parti Avoda qui s’est tenue jeudi dans l’ancien club de strip-tease « Pussycat », affirmant que ce lieu emblématique de Tel-Aviv a laissé ses collègues et elle-même sans source de revenus.

« C’était notre lieu de travail », a déclaré Efrat Rubinstein.

« Ils nous l’ont pris sans aucune compensation… Les gens ont des enfants, est-ce humain de faire une telle chose ? »

Portant une chemise ornée des phrases « le travail du sexe est un travail » et « la fellation est un travail », Efrat Rubinstein dit être venue à la conférence de presse pour sensibiliser à ce qu’elle estime être « une discrimination à l’égard de sa profession ».

La députée Avoda Ibtisam Maraana s’est entretenue avec Rubinstein.

« C’est votre droit de faire ce que vous voulez, mais c’est mon droit de m’inquiéter pour vous. »

Elle a finalement été contrainte de quitter les lieux.

Une barre de danse dans l’ancien club Pussycat, à Tel Aviv. (Crédit : Cnaan Liphshiz/JTA)

Des sources du parti Avoda ont expliqué au Times of Israel que le parti a choisi ce lieu inhabituel pour sa conférence de presse de campagne électorale afin de mettre en évidence la transformation du club de strip-tease en un centre communautaire.

« C’était un endroit qui symbolise le fait de profiter des femmes », a expliqué la cheffe du parti, Merav Michaeli.

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