Une synagogue russe fermée par les communistes rendue à la communauté juive
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Une synagogue russe fermée par les communistes rendue à la communauté juive

Les autorités soviétiques en avaient fait un club culturel ; 90 ans plus tard, l'édifice va être rendu aux Juifs et recevoir un rouleau de Torah

La ville russe de Syzran est située dans la région de la Volga, au pied des montagnes de l'Oural. (Crédit : CC BY-SA Wikimedia Commons)
La ville russe de Syzran est située dans la région de la Volga, au pied des montagnes de l'Oural. (Crédit : CC BY-SA Wikimedia Commons)

JTA — La municipalité de Syzran, en Russie, a rendu une synagogue à la communauté juive locale qui avait été fermée par les communistes il y a près de 90 ans.

La synagogue, qui avait été bâtie en 1910 et fermée 20 ans plus tard, lui a été rendue la semaine dernière, a rapporté le site SyzranSmall. Située dans la région de la Volga, au pied des montagnes de l’Oural, Syzran compte une petite communauté juive.

La décision du maire Nikolay Lyadin signifie que le bâtiment de 457 mètres-carrés, reconnu comme monument historique, sera rendu et recevra un rouleau de Torah d’ici deux ans.

Sa communauté forte de quelque 150 membres en avait fait la demande en 1943. À l’époque des politiques antisémites de Joseph Staline, peu de communautés juives demandèrent de concessions aux autorités soviétiques par crainte de représailles.

Leur requête fut rejetée, et la synagogue, devenue club culturel, ne sert plus de lieu de culte juif depuis.

Pendant la guerre et après, les Juifs de la région de la Volga ont moins souffert des politiques antisémites des autorités que plus à l’ouest à Moscou et à St. Petersbourg.

La synagogue de Kazan, en Russie. (Crédit : capture d’écran YouTube)

Dans la ville de Kazan, dans la région de la Volga, la communauté juive a prospéré même sous le communisme. Un groupe de musique klezmer appelé Simcha, toujours en activité, a joué un rôle central dans les activités communautaires.

De nombreux Juifs se sont installés dans cette région après les années 1950, car les universités n’y discriminaient pas les étudiants juifs, qui n’étaient pas admis dans l’éducation supérieure plus à l’ouest.

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