Une université britannique refuse d’adopter une définition de l’antisémitisme
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Une université britannique refuse d’adopter une définition de l’antisémitisme

La Société juive de l'université de Leeds avait proposé d'adopter des directives qui visent aussi la rhétorique anti-Israël

Capture d'écran d'une vidéo de l'université de Leeds (YouTube).
Capture d'écran d'une vidéo de l'université de Leeds (YouTube).

Le Syndicat de l’Université de Leeds a voté contre une motion appelant l’institution britannique à combattre l’antisémitisme, entraînant un référendum dans toute l’université sur le sujet.

La proposition de motion avait été soumise par la Société juive de l’Université de Leeds aux responsables étudiants. Elle appelait à l’adoption de la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale du Souvenir de la Shoah. La définition comprend des exemples des positions critiques excessives anti-Israël, mais elle stipule que la critique d’Israël qui est comparable à la critique de n’importe quel autre état ne constitue pas de l’antisémitisme.

Dans le vote de lundi à un rassemblement du syndicat, il a manqué deux voix à la motion pour être adoptée, même si 10 représentants ont voté pour et 5 contre. Une référendum au niveau global de l’université va probablement échouer.

La Société juive de Leeds est « incroyablement déçue », a écrit son porte-parole sur Twitter.

L’université de Leeds est la cinquième plus grande université du Royaume-Uni avec un total de plus de 33 000 étudiants.

Les détracteurs de cette définition de l’antisémitisme, qui a été adoptée par le gouvernement britannique comme sa définition de travail pour le phénomène, affirment qu’elle entrave la liberté d’expression.

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