Une vidéo montre un mannequin de soldat de Tsahal destiné à tromper le Hezbollah
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Une vidéo montre un mannequin de soldat de Tsahal destiné à tromper le Hezbollah

Le clip d'Al-Mayadeen montre un mannequin télécommandé se déplaçant le long de la barrière frontalière entre Israël et le Liban

Un soldat factice à la frontière entre Israël et le Liban, le samedi 28 août 2020. (Capture d'écran via Al-Mayadeen sur Twitter)
Un soldat factice à la frontière entre Israël et le Liban, le samedi 28 août 2020. (Capture d'écran via Al-Mayadeen sur Twitter)

La chaîne de télévision Al-Mayadeen, affiliée au groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, a diffusé samedi des images montrant ce qui semble être le mannequin d’un soldat de l’armée israélienne actionné par un dispositif robotisé, le long de la barrière frontalière entre Israël et le Liban.

La vidéo montre brièvement le mannequin en mouvement avant qu’il ne soit plongé dans la fumée des grenades fumigènes lancées du côté israélien de la clôture, alors qu’une paire de chars de l’armée israélienne est stationnée à côté.

Al-Mayadeen a affirmé que le mannequin était un stratagème israélien pour faire croire au Hezbollah qu’il était une véritable cible et l’“attirer” dans « un piège », selon le rapport écrit de la chaîne.

Le Hezbollah a juré à plusieurs reprises de venger la mort d’un de ses combattants, tué lors d’une attaque aérienne près de Damas le 20 juillet, qui a été attribuée à Israël, ce qui a accru les tensions le long de la frontière.

Mardi, l’armée israélienne a déclaré que des snipers du Hezbollah avaient tiré sur des soldats israéliens opérant près d’une localité israélienne le long de la frontière, provoquant des frappes aériennes israéliennes sur plusieurs postes d’observation du groupe terroriste. Les forces du Hezbollah, selon Israël, étaient situées juste entre deux postes de l’ONU, à peine à 110 mètres du poste le plus proche.

Tsahal a diffusé des images aériennes de la frontière montrant l’endroit d’où la cellule de sniper a ouvert le feu sur les soldats, entre deux postes de l’ONU appartenant à la FINUL, la force de maintien de la paix au Liban.

Ces images « montrent l’impuissance de la FINUL et le fait qu’elle ne remplit pas sa mission », a déclaré jeudi la mission israélienne de l’ONU.

Pour sa part, la FINUL a annoncé mercredi qu’elle lançait une enquête sur l’incident, au moment où l’ONU devait voter la prolongation de son mandat de maintien de la paix au Sud-Liban. Vendredi, le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé à l’unanimité une résolution visant à réduire la FINUL et à étendre son mandat afin de répondre aux préoccupations des États-Unis et d’Israël concernant les activités du Hezbollah.

La résolution rédigée par la France a réduit le plafond des effectifs de cette force de 15 000 à 13 000 hommes sous la pression des États-Unis, tout en prolongeant son mandat d’une année supplémentaire.

Une patrouille de la FINUL passe devant un panneau d’affichage montrant les visages du commandant des Unités de mobilisation populaire irakiennes Abu Mahdi al-Muhandis, du commandant de la force iranienne Quds Qassem Soleimani et du commandant militaire du Hezbollah Imad Mughniyeh, tués dans le village d’Adaisseh, au sud du Liban, à la frontière avec Israël, le 26 août 2020. (Mahmoud Zayyat/AFP)

La résolution a fait une autre concession aux États-Unis et à Israël – elle demande au gouvernement libanais de faciliter « un accès rapide et complet » aux sites demandés par les soldats de la paix de l’ONU pour leurs enquêtes, y compris les tunnels traversant la Ligne bleue tracée par l’ONU entre le Liban et Israël. Elle demande instamment la liberté de mouvement et un accès sans entrave pour les soldats de la paix à toutes les parties de la Ligne bleue, et condamne « dans les termes les plus forts » toutes les tentatives de restreindre les mouvements des troupes de l’ONU et les attaques contre le personnel de la mission.

Selon l’enquête initiale de Tsahal sur l’incident de mardi, à 22h40 cette nuit-là, des snipers du Hezbollah ont tiré deux coups de feu à partir d’une arme de petit calibre sur les troupes de renseignement de combat de Tsahal opérant près de la localité israélienne de Manara, près de la frontière libanaise. Les coups de feu, tirés à 200-300 mètres de distance, ont manqué leur cible, touchant un objet proche.

En réponse à l’attaque du Hezbollah, l’artillerie israélienne a tiré un certain nombre de fusées éclairantes et d’obus fumigènes en l’air pendant que les troupes fouillaient la zone à la recherche d’éventuelles violations de la frontière. Peu de temps après, l’aviation israélienne a bombardé un certain nombre de postes d’observation du Hezbollah près de la frontière, a déclaré l’armée.

Ce qui semblait être les premières frappes aériennes israéliennes contre des cibles du Hezbollah à l’intérieur du Liban depuis la seconde guerre du Liban en 2006 étaient destinées à indiquer au groupe terroriste que Tsahal réagirait plus vigoureusement aux attaques qu’elle ne l’a fait jusqu’à présent, sans toutefois être suffisamment agressives pour que le Hezbollah soit obligé de riposter et de risquer une guerre totale.

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