Une visite en Turquie du chef de la diplomatie iranienne reportée
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Une visite en Turquie du chef de la diplomatie iranienne reportée

Aucune explication n'a été donnée pour expliquer cette annulation de Mohammed Javad Zarif

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammed Javad Zarif pendant une conférence de presse, le 15 juillet 2015. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammed Javad Zarif pendant une conférence de presse, le 15 juillet 2015. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

Une visite de travail prévue mardi en Turquie du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammed Javad Zarif, a été reportée, a indiqué à l’AFP une source diplomatique turque, sans en préciser la raison.

« Cette visite a été reportée à une date ultérieure », a souligné cette source sous couvert d’anonymat.

Un responsable du ministère iranien des Affaires étrangères cité par l’agence officielle Irna a confirmé le report de la visite, l’expliquant par un problème de calendrier.

La même source diplomatique turque a refusé de commenter la raison du report de ce déplacement au cours duquel le chef de la diplomatie iranienne devait rencontrer son homologue turc Mevlüt Cavusoglu alors que la Turquie est frappée par une flambée de violences impliquant des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et du groupe djihadiste Etat islamique (EI).

Dans un texte adressé au journal turc d’opposition Cumhuriyet, publié mardi, Zarif critique vivement les politiques américaines au Proche-Orient.

La Turquie est un allié de l’Otan, traditionnellement proche des Etats-Unis.

Les deux pays ont conclu un accord en juillet pour l’ouverture des bases aériennes turques à l’aviation américaine pour frapper les jihadistes de l’EI en Syrie mais aussi en Irak.

Ankara et Téhéran ont par ailleurs des positions divergentes sur la crise syrienne.

L’Iran est le principal allié régional du régime de Bachar al-Assad auquel Téhéran apporte un soutien financier et militaire. La République islamique accuse également la Turquie de laisser passer des armes et des combattants rebelles à sa frontière avec la Syrie.

Selon le responsable iranien cité par l’agence Irna à Téhéran, sous le couvert de l’anonymat, « la visite est toujours à l’ordre du jour (…), elle aura lieu à la première occasion ».

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