Une voiture suspecte retrouvée devant une synagogue de Marseille
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Une voiture suspecte retrouvée devant une synagogue de Marseille

La police affirme qu’il n’y avait pas de déclencheur d’explosion dans la voiture, qui contenait des bouteilles de gaz

Un soldat français posté devant une synagogue parisienne, le 12 janvier 2015. Illustration. (Crédit : AFP/Joël Saget)
Un soldat français posté devant une synagogue parisienne, le 12 janvier 2015. Illustration. (Crédit : AFP/Joël Saget)

Une voiture contenant des bouteilles de gaz a été retrouvée samedi matin devant une synagogue de Marseille, dans le sud de la France, ont annoncé des médias locaux.

La police craignait initialement que le véhicule retrouvé samedi matin devant la synagogue Bar Yohaye du 4e arrondissement de la ville, à l’est de la gare Saint-Charles, ne soit piégée.

Les forces de sécurité se sont rassemblées en grand nombre sur les lieux, et un cordon de sécurité a été mis en place autour de la zone.

Laurent Nuñez, commissaire de police des Bouches-du-Rhône, a cependant déclaré par la suite à La Provence que la voiture n’avait pas de mécanisme de déclenchement qui pouvait entraîner une explosion, et n’avait pas été volée.

Il n’y a aucune indication que la voiture retrouvée à Marseille soit liée d’une manière ou d’une autre à ce que la police pense être une tentative d’attentat récemment déjouée à Paris , a ajouté Nuñez. Une voiture contenant plusieurs bouteilles de gaz avait été retrouvée abandonnée devant la cathédrale Notre-Dame de Paris.

La police marseillaise tentait de localiser le propriétaire de la voiture retrouvée près de la synagogue, a déclaré Nuñez.

L’attaque qui a été déjouée près de Notre-Dame était organisée par un groupe de femmes, dont une âgée de 19 ans, dont le serment d’allégeance écrit au groupe terroriste Etat islamique a été retrouvé par la police, a déclaré vendredi un responsable.

La France a connu une série d’attentats terroristes meurtriers par des jihadistes ces deux dernières années, dont certains ont ciblé spécifiquement les juifs français, et qui ont parfois eu lieu à Marseille.

En janvier, un professeur juif, Binyamin Amsalem, avait été blessé devant une synagogue par un homme muni d’une machette.

Le lendemain, le président du Consistoire de la ville avait demandé aux juifs marseillais de ne pas porter de kippa « jusqu’à des jours meilleurs. »

En novembre 2015, un autre enseignant d’une école juive de Marseille avait été poignardé par trois personnes criant des injures antisémites.

Un mois avant, un rabbin et deux fidèles juifs avaient été poignardés devant une synagogue de Marseille après l’office de Shabbat. L’agresseur avait été entendu proférer des injures antisémites pendant l’attaque.

En janvier 2015, quatre juifs, Yoav Hattab, Yohan Cohen, Francois-Michel Saada, Philippe Braham, avaient été tués dans un supermarché casher de Paris par le terroriste jihadiste Amedy Coulibaly, qui avait abattu la veille une policière, et deux jours après l’assassinat de 12 personnes dans les locaux de Charlie Hebdo par deux autres terroristes.

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