Une windsurfeuse israélienne participe incognito au championnat à Oman
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Une windsurfeuse israélienne participe incognito au championnat à Oman

Maayan Davidovich est entrée dans le pays arabe avec son passeport autrichien et n'a aucun drapeau sur sa planche

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

La surfeuse israélienne, Maayan Davidovich, (Crédit : YouTube / Sivan Davidovich)
La surfeuse israélienne, Maayan Davidovich, (Crédit : YouTube / Sivan Davidovich)

Une windsurfeuse israélienne est en train de participer aux championnats du monde, qui a débuté lundi, malgré le fait que la compétition est organisée dans le Sultanat d’Oman – mais a été contrainte de retirer le drapeau national de la voile de sa planche de surf.

En prenant les eaux dans le golfe Persique, Maayan Davidovich, 27 ans, qui a remporté deux médailles de bronze aux précédents championnats du monde, est devenue la première athlète israélienne à participer au championnat d’Oman.

La voile de sa planche porte le drapeau de la Fédération Internationale de Voile.

Sur le site officiel du championnat, sa nationalité est indiquée par les lettres RSX, la classe d’embarcation avec laquelle elle participe au championnat.

Davidovich a eu l’autorisation d’entrer dans le sultanat car elle a un passeport autrichien et est accompagnée d’un garde du corps personnel, a précisé Ynet.

À la fin de la deuxième journée de compétition, elle était à la 14e place.

« Je suis venue ici parce que je pense qu’il est important de séparer la politique et le sport », a-t-elle expliqué au quotidien hébreu Israel Hayom. Elle a ajouté que le championnat était trop important pour ne pas y assister.

« En fin de compte, j’ai pris la bonne décision », dit-elle. « Je suis traitée ici comme tout autre surfeur ».

Plus tôt ce mois, le ministère de la Culture et du Sport a décidé d’abandonner ses efforts visant à envoyer une équipe pour le championnat après que le service de sécurité du Shin Bet leur a interdit de s’y rendre pour des raisons de sécurité, a précisé Ynet. Les responsables du ministère avaient réussi à obtenir des visas et des permis pour les membres de l’équipe.

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