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US : Vickie Paladino s’excuse d’avoir comparé l’obligation vaccinale au nazisme

Suite aux critiques, la membre du conseil municipal de New York a déclaré que ses propos étaient "irréfléchis et inappropriés"

La conseillère municipale de New York, Vickie Paladino, lors d'un événement dans le Queens, à New York, en 2019. (Capture d'écran vidéo)
La conseillère municipale de New York, Vickie Paladino, lors d'un événement dans le Queens, à New York, en 2019. (Capture d'écran vidéo)

(New York Jewish Week via JTA) – Vickie Paladino, membre du conseil municipal de New York, s’est excusée d’avoir comparé les exigences du vaccin COVID à l’Allemagne nazie.

La républicaine du Queens a suscité un tollé après que NY1 a publié une interview d’elle lundi.

« Je n’ai pas besoin de vous montrer mes papiers », a déclaré Paladino à la chaîne d’information. « Nous ne sommes pas dans l’Allemagne nazie. »

Paladino a donné cette interview quelques jours après avoir été exclue de la salle du conseil parce qu’elle avait refusé de dire si elle était vaccinée ou non. Tous les employés de la ville doivent être vaccinés contre le COVID-19, un impératif auquel Paladino s’oppose.

Un panneau portant la mention « On ne veut pas de Juifs ici », érigé quelque part en Allemagne à la suite de l’introduction par les nazis des lois raciales de Nuremberg en 1935. (Capture d’écran Youtube)

« Vous pouvez vous faire vacciner autant que vous voulez, je peux me faire vacciner autant que je veux », a-t-elle déclaré à NY1. « Cela ne regarde personne de savoir si je le suis ou non. Donc, ça s’appelle la liberté médicale. »

Suite aux critiques, Paladino s’est excusée pour la comparaison avec les nazis dans une déclaration publiée sur Twitter mardi, la qualifiant de « irréfléchie et inappropriée ».

« Alors que mon intention était d’illustrer que le fait d’exiger des résidents qu’ils présentent des documents médicaux pour gagner leur vie ou faire des activités quotidiennes est une pratique autoritaire qui ne s’aligne pas sur les principes de ce pays, il n’est jamais acceptable de comparer quoi que ce soit au mal de l’Allemagne nazie », indique la déclaration. « Je présente mes excuses à ceux qui ont été sincèrement offensés par mon commentaire et je rencontrerai les dirigeants juifs locaux et mes amis de la communauté juive dans les prochains jours pour discuter de cette question. »

Paladino, l’une des cinq républicains du conseil municipal qui compte 51 sièges, est la dernière responsable à comparer les mesures de santé publique au nazisme.

Les groupes de défense des droits des Juifs et les spécialistes de la Shoah ont fermement rejeté de telles comparaisons, car elles banalisent le génocide juif.

Certains collègues de Paladino ont également protesté contre ce commentaire, notamment Jeffrey Dinowitz, membre du conseil municipal du Bronx, qui a été la cible d’une manifestation antisémite contre les vaccins l’année dernière.

« Vickie Paladino a raison (en quelque sorte) », a-t-il écrit sur Twitter. « Nous ne sommes pas dans l’Allemagne nazie. Pendant la Shoah, six millions de Juifs et de nombreuses autres personnes ont été arrachés de force à leur foyer, envoyés dans des camps de travail et assassinés. Comparer cette horreur aux exigences des vaccins qui sauvent des vies me semble antisémite. »

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