USA : Les agitations anti-Israël devant une synagogue relèvent du 1er amendement
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USA : Les agitations anti-Israël devant une synagogue relèvent du 1er amendement

Un tribunal du Michigan a statué que, aussi troublantes qu'elles soient, les manifestations hebdomadaires devant Beth Israel depuis 20 ans relèvent de la liberté d'expression

La Congrégation Beth Israel à Ann Arbor, Michigan, est le site d'une manifestation anti-Israël hebdomadaire depuis 2003. (Crédit : WIkimedia Commons via JTA)
La Congrégation Beth Israel à Ann Arbor, Michigan, est le site d'une manifestation anti-Israël hebdomadaire depuis 2003. (Crédit : WIkimedia Commons via JTA)

JTA – Les manifestations anti-Israël devant une synagogue d’Ann Arbor, dans le Michigan, sont protégées par le premier amendement et peuvent se poursuivre, a statué une juge fédérale.

« Un discours de protestation pacifique comme celui-ci – sur les trottoirs et dans les rues – a droit au plus haut niveau de protection constitutionnelle, même s’il dérange, est offensant et provoque une détresse émotionnelle », a écrit la semaine dernière la juge américaine Victoria Roberts, du tribunal de district de l’Est du Michigan, rejetant la plainte qui visait à mettre un terme aux manifestations, a rapporté le Ann Arbor News.

Depuis 2003, des manifestations ont lieu chaque semaine devant la congrégation Beth Israel, de même que pendant les offices du samedi matin. La poignée de manifestants qui se présente plante des pancartes dans l’herbe sur lesquelles on peut lire : « Résister au pouvoir juif », « Le pouvoir juif corrompt », « Finis les films sur la Shoah », « Boycottons Israël », « Arrêtons l’aide américaine à Israël » et « Mettons fin à la Shoah palestinienne ».

« Ils remplissent nos trottoirs de discours haineux pour harceler nos fidèles, puis prétendent qu’il s’agit juste d’un endroit public », a réagi le rabbin Nadav Caine dans une déclaration à la suite du jugement, selon le Ann Arbor News. Le rabbin Caine a déclaré au Detroit Jewish News au début de l’année que les protestations avaient empêché sa congrégation conservatrice d’entreprendre des activités telles que l’accueil des sans-abri ou l’aide aux réfugiés ; il a également indiqué qu’il pensait que la ville n’avait pas essayé d’aider la synagogue.

Les groupes cités dans la plainte comme étant à l’origine des protestations sont le Jewish Witnesses for Peace and Friends et le Deir Yassin Remembered, qui fait référence au village palestinien de Deir Yassin, site d’un massacre en 1948.

En 2017, le Southern Poverty Law Center a désigné le Deir Yassin Remembered comme un groupe de haine niant la Shoah.

« Il n’est pas allégué que les manifestants empêchent les plaignants d’assister aux services du shabbat, qu’ils bloquent le chemin des plaignants sur la propriété ou à la synagogue, ou que les protestations et les panneaux à l’extérieur affectent les services à l’intérieur », a écrit le juge. « Les plaignants allèguent simplement que le comportement des accusés leur cause de la détresse et interfère avec leur participation aux services religieux. »

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