USA: lutter contre l’antisémitisme est une priorité – toujours pas de contrôleur
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USA: lutter contre l’antisémitisme est une priorité – toujours pas de contrôleur

Alors que les militants exhortent le président américain à nommer un contrôleur après plus d'un an de retard, l'administration refuse de dire si elle le fera

Le président américain Donald Trump parle du projet de loi de dépenses lors d'une conférence de presse dans la salle de réception diplomatique de la Maison Blanche le 23 mars 2018. (AFP Photo/Nicholas Kamm)
Le président américain Donald Trump parle du projet de loi de dépenses lors d'une conférence de presse dans la salle de réception diplomatique de la Maison Blanche le 23 mars 2018. (AFP Photo/Nicholas Kamm)

WASHINGTON (JTA) – Une porte-parole du département d’État américain a déclaré que la lutte contre l’antisémitisme demeure une « priorité » pour l’administration de Donald Trump, mais elle n’a pas dit si elle pourvoirait au poste de contrôleur de l’antisémitisme mandaté par le Congrès.

« Le poste d’Envoyé spécial chargé de surveiller et de combattre l’antisémitisme est actuellement vacant, mais le Bureau de la liberté religieuse internationale du Département d’État continue de soutenir activement la mission de ce bureau », a déclaré la porte-parole en réponse à une question de JTA sur les raisons pour lesquelles le poste reste inoccupé.

« La lutte contre l’antisémitisme à l’échelle internationale est une priorité pour le gouvernement actuel », a déclaré la porte-parole. « Le président Trump et le vice-président [Mike] Pence ont exprimé publiquement leur profonde inquiétude au sujet des niveaux élevés d’antisémitisme à l’échelle mondiale. »

Le poste de surveillant de l’antisémitisme, mandaté par une loi adoptée en 2004, n’a pas été comblé par Trump plus d’un an après son départ. En outre, le bureau du département d’État chargé de la surveillance et de la lutte contre l’antisémitisme est sans personnel depuis le 1er juillet.

Lundi, l’Anti-Defamation League (ADL) a écrit à Trump en l’exhortant à « procéder sans délai à cette nomination importante ».

Les députés des deux partis au Congrès ont fait pression sur l’administration pour qu’elle procède à la nomination, notant que, contrairement à de nombreux autres postes d’envoyés spéciaux, créés à la discrétion du secrétaire d’État, la nomination concernant l’antisémitisme est une question relevant de la loi.

L’ancien secrétaire d’État Rex Tillerson s’est efforcé de réduire le nombre de postes d’envoyés spéciaux, citant les réductions budgétaires et sa conviction que leur rôle faisait double emploi avec le travail déjà entrepris par le ministère.

Les défenseurs des envoyés spéciaux disent qu’ils expriment la préoccupation des Américains à l’étranger que cette question est une priorité. Sous le président Barack Obama, par exemple, l’observateur de l’antisémitisme, Ira Forman, s’est élevé avec force contre les interdictions de circoncision prévues dans le nord de l’Europe ; la plupart des pays qui envisageaient ces interdictions ont fini par se prononcer contre elles.

Ira Forman, alors envoyé spécial du département d’État des États-Unis pour la surveillance et la lutte contre l’antisémitisme, au parlement hongrois à Budapest, en octobre 2013. (Crédit : Tom Lantos Institut via JTA)
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