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USA : une élue démocrate revient sur son évocation d’un « génocide » à Gaza

La vice-présidente de la minorité démocrate à la Chambre des représentants affirme n'avoir fait que répéter les mots de ses électeurs lors d'un événement dans sa circonscription et nie accuser directement Israël

La représentante démocrate du Massachusetts Katherine Clark, vice-porésidente du groupe minoritaire à la Chambre des représentants, s'exprime lors d'une conférence de presse sur l'Equality Act au Capitole, le 29 avril 2025, à Washington. (Crédit : AP Photo/Rod Lamkey, Jr.)
La représentante démocrate du Massachusetts Katherine Clark, vice-porésidente du groupe minoritaire à la Chambre des représentants, s'exprime lors d'une conférence de presse sur l'Equality Act au Capitole, le 29 avril 2025, à Washington. (Crédit : AP Photo/Rod Lamkey, Jr.)

Katherine Clark, vice-présidente du groupe minoritaire à la Chambre des représentants et membre de la direction du parti Démocrate, est devenue la semaine dernière la plus haute responsable du Congrès à qualifier la guerre à Gaza de « génocide ».

Mais lundi, face à une vague de réactions négatives, elle est revenue sur ses propos, déclarant : « Je tiens à préciser que je n’accuse pas Israël de commettre un génocide. »

Les premières déclarations de Clark sont intervenues après qu’elle a été confrontée à des manifestants au cours d’un événement organisé dans sa circonscription de Cambridge, dans le Massachusetts.

« Nous devons tous nous efforcer de toujours garder l’esprit ouvert sur la manière (…) dont nous allons agir, au moment opportun, pour faire évoluer la situation, qu’il s’agisse de mettre fin à la famine, au génocide et à la destruction de Gaza, ou de travailler ensemble pour empêcher le redécoupage électoral en cours, qui prive les gens de leur droit de vote », a indiqué Clark, selon un extrait vidéo obtenu par Axios, qui n’a pas rendues publiques les images.

Ses remarques semblent refléter un revirement plus général au sein du parti démocrate, dont un nombre croissant de membres appuient désormais une loi visant à bloquer les ventes d’armes américaines à Israël, marquant ainsi une rupture avec le soutien historique du parti à l’État juif.

Avec ces propos, Clark est devenue la 14e membre du Congrès à utiliser le terme « génocide », un mot qu’Israël rejette mais qui gagne du terrain, notamment chez certains anciens partisans d’Israël, à mesure que la guerre s’enlise.

Parmi les autres utilisateurs du terme, on compte une dizaine de démocrates progressistes, recensés par le média pro-palestinien Zeteo, ainsi que la représentante de Géorgie Marjorie Taylor Greene, républicaine d’extrême droite .

La représentante américaine Rashida Tlaib (D-MI) tient une pancarte sur laquelle on peut lire « Coupable de génocide » alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’adresse à une session conjointe du Congrès dans la salle de la Chambre des représentants des États-Unis, le 24 juillet 2024 à Washington, DC. (Crédit : Anna Moneymaker/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/Getty Images via AFP)

Mais lundi, Clark a fait savoir qu’elle n’accusait pas personnellement Israël de commettre un génocide, affirmant qu’elle avait simplement repris le mot utilisé par un manifestant.

« La semaine dernière, alors que j’assistais à un événement dans ma circonscription, j’ai répété le mot ‘génocide’ en réponse à une question », a-t-elle expliqué dans un communiqué publié par l’agence Jewish News Syndicate.

« Je veux être très claire : je n’accuse pas Israël de génocide. Nous devons tous travailler le plus rapidement possible pour ramener les otages restants, accroître l’aide aux Palestiniens et nous opposer à leur déplacement forcé, renverser le Hamas et mettre fin à la guerre. »

Clark a bénéficié du soutien du lobby pro-israélien AIPAC. Ce dernier a souligné que Clark a condamné le Hamas après l’attaque du 7 octobre contre Israël, et qu’elle s’est rendue en Israël avec l’AIPAC en 2015.

Clark est considérée comme une candidate en mesure de détrôner Hakeem Jeffries, que les manifestants pro-palestiniens et anti-Israël ont accusé de complicité de « génocide » en raison de ses votes sur différentes lois relatives à Israël, en tant que chef du parti à la Chambre des représentants.

Si Clark vote principalement avec les progressistes du parti, elle ne s’est toutefois pas présentée comme telle lors de son ascension fulgurante au sein de la direction des Démocrates depuis son élection en 2013.

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