USA : une professeure suspendue pour avoir dévoilé le comportement antisémite d’un élève
Rechercher

USA : une professeure suspendue pour avoir dévoilé le comportement antisémite d’un élève

Un élève d'un lycée dans le Massachusetts avait décoré une salle de classe avec une croix gammée. Une professeure du lycée a été suspendue pour l'avoir signalé à l'université où l'élève postulait

À la fin du mois de novembre, rapporte le Boston Globe, un lycéen de Stoughton High dans le Massachusetts a fabriqué une croix gammée avec du ruban adhésif qu’il a collé le mur du lycée alors qu’il décorait des salles de l’école après les cours.

Un étudiant juif l’a vu faire et lui a demandé de la retirer. Il n’a récolté en retour qu’une remarque insultante où il était question des Juifs et d’Hitler…

L’étudiant qui a fait la croix gammée était pourtant inscrit à un cours sur la Shoah au lycée au moment de l’incident, selon le site Enterprise.

Les autorités locales n’avaient pas qualifié l’incident de crime raciste. Mais le lycée aurait pris des mesures disciplinaires envers lui.

Quelques temps plus tôt, une enseignante avait rédigé une lettre de recommandations pour permettre à cet élève d’intégrer l’université après le lycée. Suite à cette affaire, elle a décidé de revenir sur ses recommandations.

Mais les parents dudit élève ont déposé plainte contre les enseignants qui avaient évoqué l’affaire, arguant que leur enfant avait déjà été puni par l’établissement.

La professeure a donc été suspendue pour une période de 20 jours, depuis la semaine dernière. L’enseignante a été punie non pour avoir annulé sa recommandation, mais pour avoir révélé à l’université pourquoi elle revenait sur cette recommandation, a expliqué le journal Enterprise jeudi, citant le syndicat des enseignants.

Deux autres enseignants ayant évoqué l’incident avec des collègues ou des étudiants ont été réprimandés, selon des médias locaux.

Cette affaire a été rendue publique la semaine dernière par le syndicat des enseignants. Le district scolaire a déclaré qu’il n’a pas rendu les incidents publics en raison d’éventuels litiges liés à la législation concernant la liberté d’expression.

Les enseignants par l’intermédiaire de leur syndicat se sont plaints lors d’une réunion la semaine dernière qu’il avait fallu plusieurs jours avant que l’école ne s’occupe de la question, et ne leur donne les outils pour faire face à l’incident.

Une séance de formation a ensuite été organisée avec la Ligue Anti-Diffamation, selon les médias.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...