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Valls : l’islamisme a « à voir avec l’islam »

"L'islam a besoin de notre soutien pour lutter contre l'islamisme, les Frères musulmans ou le salafisme qui gangrènent l'islam (...) Sinon c'est l'islam des ténèbres qui va l'emporter", a affirmé l'ex Premier ministre

Manuel Valls, le 22 mai 2016 à Tel Aviv. (Crédit : Marine Crouzet/ Ambassade de France en Israel)
Manuel Valls, le 22 mai 2016 à Tel Aviv. (Crédit : Marine Crouzet/ Ambassade de France en Israel)

Manuel Valls a récusé dimanche les critiques de ses détracteurs sur ses propos sur l’islam et l’islamisme en affirmant que l’islamisme avait « à voir avec l’islam ».

« L’immense majorité de nos compatriotes musulmans n’ont rien à voir avec l’islamisme » et « l’islamisme tue d’abord dans le monde les musulmans », a-t-il déclaré.

« Parler d’un problème de l’islam dans notre société, ce n’est pas dire que les musulmans posent un problème à notre société », a-t-il réaffirmé.

Oui, selon lui, l’islamisme, « ça a à voir avec l’islam » et « dire que ça n’a rien à voir, c’est déresponsabiliser l’islam », a insisté M. Valls.

« L’islam a besoin de notre soutien pour lutter contre l’islamisme, les Frères musulmans ou le salafisme qui gangrènent l’islam (…) Sinon c’est l’islam des ténèbres qui va l’emporter », a-t-il ajouté.

« Je mets les mots sur la guerre que nous mène l’islamisme, en républicain, en homme de gauche (…) Je ne me tairai pas sur ces sujets-là », a martelé Manuel Valls.

Interrogé sur l’appel à « rendre gorge » qu’il avait lancé à propos de Mediapart et d’Edwy Plenel, il a assuré « ne pas regretter de l’avoir dit » car « rendre gorge, c’est faire recracher les insultes qu’on vous jette au visage ».

Jean-Luc Mélenchon (c) à Paris le 23 septembre 2017 (Crédit : AFP/CHRISTOPHE ARCHAMBAULT)

Par ailleurs, l’ancien Premier ministre Manuel Valls a accusé dimanche le responsable de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, d’être, sur les questions de la laïcité et de la lutte contre l’antisémitisme, « prisonnier des personnalités de sa formation politique ».

« Il est prisonnier des personnalités de sa formation politique, il est prisonnier des positions qui sont les siennes, il est prisonnier sans doute de ses propres logiques électorales, je l’ai vécu dans ma circonscription », a déclaré le député de l’Essonne lors du « Grand Jury » RTL-LCI-Le Figaro.

« Evidemment », il y a une dérive électoraliste chez M. Mélenchon, a-t-il ajouté.

« Il y a une complaisance (…) Quand, en janvier 2016, j’ai parlé des gauches irréconciliables, je ne pensais pas à l’économie, je pensais à Jean-Luc Mélenchon » et aux questions sur la laïcité notamment.

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