Venezuela : Machado dit vouloir retourner « le plus vite possible » dans son pays
La cheffe de l'opposition vénézuélienne a vivement critiqué Delcy Rodriguez, l'accusant d'être "l'une des principales architectes de la torture" imputée au gouvernement de Caracas
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Maria Corina Machado, cheffe de l’opposition vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix 2025, a affirmé lundi qu’elle prévoyait de revenir « le plus vite possible » dans son pays, deux jours après l’arrestation du dictateur Nicolas Maduro lors d’une opération militaire américaine.
« Je prévois de retourner au Venezuela le plus vite possible », a-t-elle déclaré lors d’un entretien à la chaîne américaine Fox News, dans lequel elle a détaillé son projet politique pour le pays, même si Donald Trump ne la soutient pas pour en prendre la tête.
Sans révéler sa localisation, Machado a également vivement critiqué Delcy Rodriguez, investie lundi présidente par intérim du Venezuela, l’accusant d’être « l’une des principales architectes de la torture » imputée au gouvernement de Caracas.
Rodriguez a exprimé sa volonté de coopérer avec Washington, mais Machado estime qu’elle est « rejetée » par les Vénézuéliens.
« Lors d’élections libres et équitables, nous gagnerons avec plus de 90 % des voix, je n’ai aucun doute là-dessus », a clamé l’opposante.
Samedi, Trump avait déjà disqualifié Machado pour prendre la tête du pays à la place de Maduro, estimant qu’elle « ne [bénéficiait] ni du soutien ni du respect au sein de son pays ».
Il a écarté toute élection au Venezuela dans les 30 prochains jours, estimant lors d’une interview à la chaîne américaine NBC que les États-Unis devaient « d’abord remettre le pays sur pied ».
« Nous allons faire du Venezuela le centre énergétique des Amériques », a tout de même affirmé la lauréate du prix Nobel, avant de poursuivre : « Nous allons instaurer l’État de droit, ouvrir les marchés et assurer la sécurité des investissements étrangers. »
Tout en affirmant ne pas vouloir s’impliquer dans les affaires politiques d’autres pays, comme les États-Unis l’ont fait en Irak et en Afghanistan au début des années 2000, Trump a clairement exprimé son intérêt pour les importantes réserves de pétrole du Venezuela, qui sont les premières au monde.
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