Vers un accord entre le gouvernement et les yeshivot pour la reprise des études
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Vers un accord entre le gouvernement et les yeshivot pour la reprise des études

L'ouverture dépendra de la poursuite de la baisse de la morbidité dans la communauté ; le ministre de la Santé dément que les lycées religieux seraient autorisés à rouvrir dimanche

Des étudiants de yeshiva étudient en capsules de séparation à Jérusalem, le 2 septembre 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)
Des étudiants de yeshiva étudient en capsules de séparation à Jérusalem, le 2 septembre 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le gouvernement s’est mis d’accord sur un plan de réouverture des yeshivot ultra-orthodoxes la semaine prochaine selon le programme « capsule » mis en place précédemment, selon de multiples médias jeudi soir.

Le plan, négocié entre le responsable gouvernemental du coronavirus pour la communauté ultra-orthodoxe, Roni Numa, et les principaux rabbins et chefs de yeshivot, prévoit que les élèves retournent à l’école en groupes isolés de 250 personnes maximum, avec de multiples séries de tests. Les groupes resteront isolés jusqu’à la fête de Hanoucca en décembre.

Les fonctionnaires ont déclaré que le programme dépendrait de la poursuite de la tendance à la baisse des taux de morbidité au sein de la population Haredi.

Haaretz a rapporté que plusieurs yeshivot avaient rouvert illégalement jeudi. Les responsables scolaires ont déclaré que le port du masque et la distanciation sociale étaient pratiqués pendant les séances d’étude.

En septembre, Haaretz avait signalé que le programme des capsules n’était pas correctement respecté dans de nombreuses yeshivot, les étudiants rompant leur isolation en capsule, et beaucoup étant renvoyés chez eux à la fin du trimestre sans avoir reçu les résultats des tests montrant qu’ils étaient négatifs au coronavirus – comme l’avait exigé le gouvernement dans le cadre du programme.

Des Juifs ultra-orthodoxes étudient la Torah en petits groupes « en capsule » à la yeshiva Ateret Shlomo à Modiin Illit, le 24 août 2020. (Yossi Zeliger/Flash90)

Le cabinet spécial chargé du coronavirus a voté jeudi pour commencer à lever les restrictions de confinement à partir de dimanche, mais les villes à forte morbidité – actuellement, seules les villes ayant une importante population ultra-orthodoxe – devraient recevoir l’ordre de rester soumises à des mesures strictes afin de contenir la pandémie.

Les critiques à l’encontre de la communauté ultra-orthodoxe se sont multipliées ces dernières semaines. Bien que de nombreux membres de la communauté respectent les lignes directrices, un nombre important d’entre eux n’ont pas respecté les restrictions de confinement pendant les fêtes, notamment en organisant des rassemblements de masse.

Les responsables du ministère de la Santé ont déclaré jeudi que les infections au coronavirus parmi la communauté ultra-orthodoxe avaient chuté à près de la moitié de leur taux au plus fort de la deuxième vague du pays, mais que le niveau restait encore environ le double de celui de la moyenne nationale.

Parallèlement, la Douzième chaîne et le journal Israel Hayom ont signalé qu’une exception dans les directives gouvernementales approuvées pour la sortie progressive du confinement national permettrait uniquement la réouverture des yeshivot sionistes religieuses et des internats, tandis que les élèves de pratiquement tous les autres lycées du pays resteraient chez eux. Les médias indiquent que cette mesure a été approuvée par le ministère de l’Education.

L’information a suscité un tollé immédiat de la part des dirigeants du camp sioniste religieux ainsi qu’en dehors de celui-ci. Le ministre de la Santé, Yuli Edelstein, a démenti qu’une telle exemption ait été approuvée et a déclaré que les écoles sionistes religieuses ne seraient pas réouvertes.

Deux réseaux d’écoles religieuses, Bnei Akiva et Noam Tzvia, ont indiqué qu’ils ne rouvriraient pas tant que le reste du système éducatif resterait fermé.

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