Viktor Orban évoque le départ de Netanyahu et de Trump de leurs fonctions
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Viktor Orban évoque le départ de Netanyahu et de Trump de leurs fonctions

Le Premier ministre déplore la perte de deux soutiens majeurs pour "les judéo-chrétiens conservateurs" du pays, saluant les efforts investis par Netanyahu en Europe centrale

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le Premier ministre hongrois Viktor Orban, (à gauche), avec un rubik's cube lors d'un forum commercial israélo-hongrois à Budapest, en Hongrie, le 19 juillet 2017 (Crédit : Haim Zach/GPO/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le Premier ministre hongrois Viktor Orban, (à gauche), avec un rubik's cube lors d'un forum commercial israélo-hongrois à Budapest, en Hongrie, le 19 juillet 2017 (Crédit : Haim Zach/GPO/Flash90)

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a déploré l’élection de nouveaux dirigeants en Israël et aux États-Unis, qui représentent « un défi » pour lui, lors d’un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News.

Lors d’un échange avec le journaliste Tucker Carlson, Orban a expliqué que la politique « America First » mise en place par l’ancien président des États-Unis, Trump, avait été une politique étrangère positive pour l’Europe centrale.

« Et ça a été la même chose pour Bibi Netanyahu, », a ajouté Orban, utilisant le surnom donné à l’ex-Premier ministre.

Il a ensuite déclaré que Netanyahu était un « bon ami » de la Hongrie. « Quand il était au pouvoir, il a toujours investi énormément d’énergie dans sa relation avec les pays d’Europe centrale », a-t-il indiqué.

« Mais il a perdu, lui aussi », a continué Orban, « et les Judéo-chrétiens conservateurs hongrois ont perdu deux soutiens majeurs à l’international, et leurs adversaires sont arrivés au pouvoir ».

Le Premier ministre hongrois a affirmé que son pays naviguait dorénavant en terrain inconnu.

« Ce sont des circonstances totalement nouvelles pour la Hongrie », a-t-il dit. « Pour moi, en tant que politicien, c’est un défi très fort ».

Hungarian PM Viktor Orban Talks To Tucker

Of the nearly 200 different counties on the face of the earth, precisely one has an elected leader who publicly identifies a western-style conservative. His name is Viktor Orbán, and he’s the prime minister of Hungary. Hungary is a small country in the middle of Central Europe. It has no navy or nuclear weapons. Its GDP is smaller than New York State’s. You wouldn’t think leaders in Washington would pay much attention to Hungary, but they do, obsessively. By rejecting the tenets of neoliberalism, Viktor Orbán has enraged them. What does Orbán believe? Just a few years ago, his views would have seemed moderate and conventional. He thinks families are more important than banks. He believes countries need borders. For saying these things out loud, Orbán has been vilified. Left wing NGO’s have denounced him as a fascist, a destroyer of democracy. Last fall, Joe Biden suggested he’s a totalitarian dictator. Official Washington despises Viktor Orbán so thoroughly that many, including neocons in and around the state department, are backing the open anti-Semites running against him in next April’s elections. We’ve watched all of this from the United States, and wondered if what we’d heard could be true. This week we came to Hungary to see for ourselves. We sat down with Orbán for a couple of long conversations.

Posted by Tucker Carlson Tonight on Thursday, August 5, 2021

Au mois de juin, Naftali Bennett est devenu officiellement Premier ministre avec la formation d’un nouveau gouvernement rassemblant une coalition disparate de huit partis qui ont mis un terme à la gouvernance de 15 ans de Netanyahu – dont douze consécutivement. Trump a été remplacé à la Maison Blanche après s’être incliné lors du scrutin du mois de novembre 2020 face à Joe Biden.

Budapest, ces dernières années, a été l’un des soutiens les plus fervents de l’État juif au sein de l’Union européenne, bloquant plusieurs initiatives visant à émettre des déclarations qui critiquaient les politiques israéliennes.

Par exemple, en 2020, la Hongrie avait été l’un des seuls pays à ne pas condamner le plan d’Israël d’annexion unilatérale de certains pans de la Cisjordanie, un plan qui n’a jamais été mené à terme.

Le président américain Donald Trump (à gauche) accueille le Premier ministre hongrois Viktor Orban à la Maison Blanche à Washington, le 13 mai 2019. (AP Photo/Manuel Balce Ceneta)

De leur côté, les organisations de défense des droits de l’Homme ont estimé que la Hongrie ne pouvait plus être considérée comme une démocratie après l’approbation par le parlement hongrois d’un projet de loi, en mars 2020, qui donne à Orban des pouvoirs exceptionnels pendant la pandémie de coronavirus sans pour autant établir une date d’expiration de ces pouvoirs.

Cela fait longtemps qu’Orban considère comme un ennemi George Soros, le qualifiant « d’ennemi public » parce que le milliardaire philanthrope soutiendrait, selon lui, l’immigration massive incontrôlée. Les groupes juifs du pays ont condamné la campagne anti-Soros menée par Orban, disant qu’elle était antisémite mais malgré les protestations, cette campagne s’est poursuivie et, en 2018, l’Université d’Europe centrale, fondée par Soros, a dû quitter Budapest.

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