Virus : « coopération » scientifique entre entreprises israéliennes et émiraties
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Virus : « coopération » scientifique entre entreprises israéliennes et émiraties

Un haut fonctionnaire des Emirats arabes unis a appelé la semaine dernière à une coopération accrue avec Israël, malgré l'annexion

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une cérémonie d'accueil du nouveau directeur général du ministère de la Santé, à Jérusalem le 18 juin 2020. (Ministère de la Santé)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une cérémonie d'accueil du nouveau directeur général du ministère de la Santé, à Jérusalem le 18 juin 2020. (Ministère de la Santé)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé jeudi une « coopération » scientifique avec les Emirats arabes unis, pays avec lequel l’Etat hébreu n’a pas de relations officielles, afin de lutter contre la pandémie de Covid-19.

« Cette collaboration se fera dans les domaines de la recherche et du développement, de la technologie et dans des domaines qui amélioreront la sécurité sanitaire dans toute la région », a déclaré M. Netanyahu dans un communiqué sans épiloguer.

« C’est le résultat de contacts prolongés et intenses ces derniers mois », a ajouté le Premier ministre israélien sans préciser s’il s’agissait de la première coopération officielle entre les deux pays.

L’agence officielle émiratie a peu après confirmé que l’accord se ferait via un total de quatre entreprises et viserait à « développer la recherche et la technologie afin de combattre l’épidémie de Covid-19 ».

« Dans le contexte de la pandémie de Covid-19 et en raison de la nécessité de renforcer la coopération internationale et de poursuivre les efforts pour la recherche (…) deux entreprises privées aux Emirats ont signé un accord avec deux entreprises en Israël », a confirmé dans la soirée l’agence de presse officielle émiratie WAM.

« Cet accord scientifique et médical fait partie d’une coopération constructive pour (…) la sauvegarde de la santé des populations dans la région (…) », a ajouté l’agence, précisant que la protection de l’humanité devait être une « priorité ».

Historiquement, les pays arabes, hormis l’Egypte et la Jordanie, ont fait du règlement du conflit israélo-palestinien la condition de la normalisation de leurs relations avec Israël.

Mais au cours des dernières années, les autorités israéliennes ont développé des relations officieuses avec des pays du Golfe, dont les Emirats arabes unis, partageant notamment des préoccupations autour de l’influence grandissante de l’Iran dans la région.

« Plus on est puissant, plus on a la force de dissuader nos ennemis », a déclaré le Premier ministre israélien, évoquant des « amis » qui se rapprochent dans un contexte local.

Un haut fonctionnaire des Emirats arabes unis a appelé la semaine dernière à une coopération accrue avec Israël et a expliqué le rapprochement en cours de son pays avec Jérusalem, déclarant qu’il voulait dissocier les désaccords sur la question palestinienne des avantages mutuels de la coopération dans d’autres domaines.

Au début du mois, l’influent ambassadeur des Emirats arabes unis aux Etats-Unis, Yousef al-Otaiba, avait lui mis en garde, dans une Opinion publiée en hébreu dans un journal israélien, qu’Abou Dhabi gèlerait la normalisation si l’annexion devait avoir lieu.

A LIRE : L’ONU attend toujours l’aide d’Abou Dhabi pour le virus en Cisjordanie et à Gaza

Un haut-responsable du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a récemment déclaré au micro d’une station de radio israélienne, lundi, qu’il était « confiant » dans le fait qu’Israël réfléchirait aux réactions des États du Golfe arabe et aux répercussions qu’aurait sur les liens bilatéraux la mise en oeuvre d’une initiative telle que le plan israélien d’annexion de la Cisjordanie.

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