Virus : Netanyahu menace d’amendes lourdes ceux qui enfreignent les règles
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Virus : Netanyahu menace d’amendes lourdes ceux qui enfreignent les règles

37 morts viennent s'ajouter au bilan des décès, à 2 336 depuis le début de la crise ; le nombre de nouveaux cas chute à 692 vendredi ; 552 personnes sont dans un état grave

Israéliens testés pour le coronavirus dans un centre de test Maccabi, à Ramle, 5 octobre 2020. (Yossi Aloni / FLASH90)
Israéliens testés pour le coronavirus dans un centre de test Maccabi, à Ramle, 5 octobre 2020. (Yossi Aloni / FLASH90)

Alors que le taux d’infection au coronavirus, dans le pays, continue à baisser, les effets de la deuxième vague de COVID-19 se sont néanmoins encore fait ressentir pendant le week-end. 37 personnes ont succombé à une forme grave de la maladie, samedi, faisant grimper le bilan des décès enregistrés dans le pays depuis l’apparition de la pandémie à 2 366.

Il semblerait que certains de ces décès aient été ajoutés de manière rétroactive, le ministère de la Santé ayant fait savoir que seules neuf personnes étaient mortes du virus dans la journée de samedi.

Pour sa part, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué samedi qu’il avait l’intention de prôner des amendes lourdes, dimanche, pour sanctionner les violations des directives sanitaires. Les responsables israéliens ont exprimé leurs craintes de ce que les résultats récents qui attestent d’une diminution des taux d’infection puissent être mis en péril par le manque de respect des règles par le public, dans un contexte d’allègement du confinement. La semaine dernière, de nombreuses écoles ultra-orthodoxes ont ainsi ouvert illégalement leurs portes et des informations ont fait état de la reprise des cérémonies de mariage dans la communauté arabe, malgré l’interdiction des rassemblements massifs.

Selon les chiffres du ministère de la Santé, le nombre de cas actifs est tombé à 15 876 sur un total de 309 374 infections enregistrées depuis le début de l’épidémie. 552 personnes se trouvent dans un état grave et 218 ont été placées sous respirateur. 158 sont dans un état modéré et les autres ne présentent que des symptômes légers, voire une une version asymptomatique de la maladie.

Parce que les taux de dépistage chutent habituellement pendant le week-end et pendant les fêtes, il n’y a eu que 27 481 tests qui ont été effectués vendredi – contre 40 000 par jour ces dernières semaines.

692 nouveaux cas de coronavirus ont été confirmés vendredi, avec un taux de positivité de 2,5 %.

Jeudi fut la première fois depuis le 3 juillet que moins de 1 000 nouveaux cas ont été enregistrés un jour de semaine (à l’exception du dimanche, lendemain de week-end). Le nombre de tests réalisés a été de 32 290, avec un taux de positivité de 2,8 %.

Le confinement national a commencé à être allégé dimanche, avec l’ouverture des crèches et des jardins d’enfants. La restriction de déplacement imposée aux Israéliens – qui avaient l’interdiction de se déplacer à plus d’un kilomètre de chez eux pour des besoins non-essentiels – a été levée et les restaurants peuvent dorénavant fournir des services de vente à emporter en plus des livraisons.

Le cabinet dit « du coronavirus » s’est rencontré mercredi pour débattre de l’ouverture des commerces et des classes, dans les écoles. Il a finalement repoussé toute prise de décision finale à la semaine prochaine.

Les employés de la caisse médicale Clalit recueillent des échantillons pour le dépistage des membres des personnels des garderies et des jardins d’enfants dans un centre de type drive-in de Lod, dans le centre du pays, le 16 octobre 2020. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Au cours de cette rencontre, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a demandé à ce que le plan en neuf phases élaboré par le ministère de la Santé soit réduit à cinq phases. Les responsables de la Santé ont fait part de leur inquiétude face à une telle possibilité.

Suite au confinement initial entraîné par l’épidémie au printemps, les responsables de la Santé avaient abandonné leur plan en plusieurs phases suite aux pressions exercées par les ministres, ouvrant presque toutes les écoles et entreprises en une seule fois, début mai. Une initiative qui a été blâmée, car elle aurait joué un rôle significatif dans les taux d’infection qui avaient grimpé en flèche pendant l’été – menant à la décision d’imposer un nouveau confinement.

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