Visite de Mogherini et de la Commission européenne en Iran le 16 avril
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Visite de Mogherini et de la Commission européenne en Iran le 16 avril

Mogherini n'a pas évoqué les tirs d'essai de missiles par l'Iran la semaine dernière, qui ont suscité une vague de condamnations dans le monde

Federica Mogherini (Crédit : AFP)
Federica Mogherini (Crédit : AFP)

Une délégation de commissaires européens, emmenés par la haute représentante de l’UE Federica Mogherini, se rendra en Iran le 16 avril pour jeter les bases d’une coopération accrue avec ce pays après la levée des sanctions grâce à l’accord nucléaire historique signé en juillet dernier.

La visite, en préparation depuis des mois, « aura lieu le 16 avril », a annoncé Mme Mogherini, en arrivant à une réunion mensuelle des chefs de la diplomatie de l’Union européenne à Bruxelles.

« Nous allons discuter avec les ministres sur quelles bases, quels sujets et quels secteurs on se réengage, on rouvre des relations pleines et on explore les façons de coopérer bilatéralement avec l’Iran, ce qui inclut aussi les dimensions régionales, sur (le conflit en) Syrie, le Yémen », a expliqué Mme Mogherini.

Les Européens voudraient notamment renouer les liens avec Téhéran dans les secteurs du commerce, de l’énergie, de l’environnement, mais aussi de la gestion migratoire, des droits de l’homme, de l’éducation, de la recherche et de la science.

Alors que l’UE traverse une crise migratoire sans précédent, certains dirigeants pointent la nécessité de mieux coopérer avec l’Iran sur les quelque trois millions d’Afghans qui se sont réfugiés dans ce pays, et y vivent dans des conditions difficiles.

Récemment, des milliers d’Afghans sont venus grossir les rangs des migrants et réfugiés qui traversent la mer Egée pour rallier, par les îles grecques, le territoire européen, ce qui fait craindre à certains qu’une nouvelle vague, de réfugiés afghans cette fois, se prépare alors que la situation en Afghanistan leur fait perdre tout espoir de rentrer un jour dans leur pays.

Mme Mogherini n’a pas évoqué les tirs d’essai de missiles par l’Iran la semaine dernière, qui ont suscité une vague de condamnations dans le monde. Mais « nous devons réagir », a expliqué le ministre slovaque des Affaires étrangères Miroslav Lajcak.

Son homologue français Jean-Marc Ayrault et le secrétaire d’Etat américain John Kerry ont agité dimanche la menace de sanctions contre l’Iran après ces nouveaux tests, qui violent selon eux la résolution 2231 de l’ONU entérinant l’accord nucléaire conclu en juillet 2015 entre les grandes puissances et Téhéran.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean Marc Ayrault, à gauche, et le Secrétaire d'Etat John Kerry avant une réunion sur la crise au Moyen-Orient, au Quai d'Orsay à Paris, le 13 mars 2016. (Crédit : AFP / POOL / GONZALO FUENTES)
Le ministre français des Affaires étrangères Jean Marc Ayrault, à gauche, et le Secrétaire d’Etat John Kerry avant une réunion sur la crise au Moyen-Orient, au Quai d’Orsay à Paris, le 13 mars 2016. (Crédit : AFP / POOL / GONZALO FUENTES)

Mme Mogherini s’était rendue en Iran, quelques jours après la signature de cet accord qui a conduit à la levée en janvier des sanctions économiques occidentales liées au programme nucléaire iranien.

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