Washington approuve un nouveau contrat d’armement avec le Qatar
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Washington approuve un nouveau contrat d’armement avec le Qatar

Rex Tillerson a récemment blâmé l'Arabie saoudite et ses alliés, les Emirats arabes unis, l'Egypte et Bahreïn, pour leur refus d'engager le dialogue avec leur voisin

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson pendant une réunion du Conseil de coordination bilatérale irako-saoudien, à Ryad, le 22 octobre 2017. (Crédit : Alex Brandon/AFP)
Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson pendant une réunion du Conseil de coordination bilatérale irako-saoudien, à Ryad, le 22 octobre 2017. (Crédit : Alex Brandon/AFP)

L’administration américaine a annoncé mercredi avoir approuvé un nouveau contrat d’armement avec le Qatar pour 1,1 milliard de dollars malgré la crise du Golfe qui oppose notamment l’émirat à l’Arabie saoudite.

Ce contrat prévoit notamment des services logistiques et de la maintenance pour ses avions de combat F-15, selon un communiqué de l’administration américaine.

« Le Qatar est une force importante pour la stabilité politique et le progrès économique dans la région du Golfe persique », estime-t-elle.

Les Etats-Unis et le Qatar avaient conclu mi-juin un accord pour la vente au petit pays pétrolier du Golfe de F-15 américains, pour un montant de 12 milliards de dollars.

Cette vente avait été réalisée quelques jours après le début de la crise entre Doha et un « quartet » de pays arabes menés par l’Arabie saoudite, qui accusent le Qatar de « soutenir des organisations extrémistes » et de se rapprocher de l’Iran, grand rival de Ryad dans la région. Ils imposent depuis début juin un strict blocus à Doha.

Initialement, le président américain Donald Trump avait semblé prendre le parti de l’isolement du Qatar, qu’il a accusé de financer « le terrorisme à un très haut niveau ».

Le président Donald Trump et la 'first lady'  Melania Trump avec le roi d'Arabie saoudite Salman bin Abdulaziz al-Saud, deuxième depuis la droite, à la cérémonie inaugurale du Centre mondial de lutte contre l'idéologie extrémiste de Riyadh, en Arabie saoudite, le 21 mai 2017 (Crédit : Bandar Algaloud/Saudi Royal Council/Anadolu Agency/Getty Images)
Le président Donald Trump et la ‘first lady’ Melania Trump avec le roi d’Arabie saoudite Salman bin Abdulaziz al-Saud, deuxième depuis la droite, à la cérémonie inaugurale du Centre mondial de lutte contre l’idéologie extrémiste de Riyadh, en Arabie saoudite, le 21 mai 2017 (Crédit : Bandar Algaloud/Saudi Royal Council/Anadolu Agency/Getty Images)

Mais depuis les Etats-Unis ont tenté de jouer les médiateurs, et le secrétaire d’Etat Rex Tillerson a même récemment plutôt blâmé l’Arabie saoudite et ses alliés, les Emirats arabes unis, l’Egypte et Bahreïn, pour leur refus d’engager le dialogue avec leur voisin.

En déplacement à Doha fin octobre, le chef de la diplomatie américaine a promis de continuer à renforcer les liens avec l’émirat, sans toutefois parvenir à débloquer la crise, actuellement dans une impasse.

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