Washington inquiet de la diffusion de photos d’un grand défilé du Hezbollah en Syrie
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Washington inquiet de la diffusion de photos d’un grand défilé du Hezbollah en Syrie

Les réseaux sociaux ont relayé des photos de tanks, de blindés et des batteries anti-aériennes sur lesquels est visible le drapeau jaune du groupe terroriste chiite libanais

Naim Qassem (Crédit : CC BY 2.0)
Naim Qassem (Crédit : CC BY 2.0)

Le Hezbollah libanais, allié du régime de Damas, s’est vanté d’être désormais « plus important » qu’un mouvement de guérilla, après la publication de photos d’un grand défilé militaire du groupe terroriste en Syrie.

La diffusion ces derniers jours de ces images sur les réseaux sociaux a provoqué un tollé chez les détracteurs du Hezbollah au Liban et l’inquiétude du Département d’Etat américain.

Cité par le quotidien libanais As-Safir mercredi, le numéro 2 du parti chiite, cheikh Naïm Qassem, a affirmé lors d’un colloque que le mouvement avait « désormais une armée entraînée et la Résistance (Hezbollah, ndlr) ne compte plus sur la tactique de la guérilla ».

A la suite de la publication de ces propos, le bureau de presse du Hezbollah a précisé à l’AFP que cheikh Qassem avait textuellement dit : « nous sommes devenus plus importants qu’un mouvement de guérilla mais moins important qu’une armée ».

« Nous sommes mieux armés, mieux entraînés et nous possédons des capacités sophistiquées », a ajouté le N.2 du Hezbollah, en confirmant que le parti avait organisé récemment « un défilé militaire à Qousseir », une ville syrienne proche de la frontière libanaise.

La reprise de cette ville en 2013 a été la première victoire remportée par le Hezbollah face aux rebelles syriens depuis le début de sa participation à la guerre aux côtés du régime de Bachar al-Assad cette même année.

Les réseaux sociaux ont relayé des photos de tanks, de blindés et des batteries antiaériennes sur lesquels est visible le drapeau jaune du Hezbollah.

Le drapeau du Hezbollah au Liban (Crédit : CC Upyernoz/Wikipedia)
Le drapeau du Hezbollah au Liban (Crédit : CC Upyernoz/Wikipedia)

Classé dans la liste américaine des organisations « terroristes » et bête noire d’Israël, le Hezbollah est le seul parti libanais à ne pas avoir déposé les armes après la fin de la guerre civile (1975-1990). Il est accusé par ses détracteurs libanais d’avoir créé un « Etat dans l’Etat » et d’hégémonie sur la scène politique.

Lundi, une porte-parole du département d’Etat, Elizabeth Trudeau, avait indiqué que Washington tentait d’obtenir « plus d’informations » sur les photos.

« Naturellement, nous serions très inquiets si (cet) équipement était tombé aux mains du Hezbollah », a-t-elle dit, en répondant à des journalistes affirmant qu’il s’agissait de tanks américains présumés.

L’armée libanaise a démenti de son côté que les véhicules visibles dans les photos lui aient appartenu.

Le Hezbollah est « une milice armée qui est devenue une armée participant à l’occupation de la Syrie », a tweeté pour sa part Achraf Rifi, ex-ministre libanais de la Justice et l’un des plus virulents contempteurs du Hezbollah au Liban.

Le Hezbollah est l’un des alliés de Michel Aoun, le nouveau président libanais lu le 30 octobre après plus de deux ans de vacance à la magistrature suprême.

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