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Washington lève les sanctions de Trump contre la Cour pénale internationale

Antony Blinken précise que les Etats-Unis continuent de s'opposer à la volonté de la Cour d'enquêter au sujet de l'Afghanistan ou d'Israël

Le candidat au poste de secrétaire d'État américain, Tony Blinken, témoigne lors de son audition de confirmation devant la commission des relations étrangères du Sénat au Capitole à Washington, le 19 janvier 2021. (Alex Edelman/Pool via AP)
Le candidat au poste de secrétaire d'État américain, Tony Blinken, témoigne lors de son audition de confirmation devant la commission des relations étrangères du Sénat au Capitole à Washington, le 19 janvier 2021. (Alex Edelman/Pool via AP)

Le gouvernement américain de Joe Biden a levé vendredi les sanctions contre les juges et le personnel de la Cour pénale internationale (CPI) imposées par Donald Trump.

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a déclaré dans un communiqué que les Etats-Unis continuaient de s’opposer à la volonté de la Cour d’enquêter au sujet de l’Afghanistan ou d’Israël, mais il a ajouté que Washington souhaitait évoquer ces cas « à travers le dialogue avec tous les acteurs du processus en lien avec la CPI plutôt que par l’imposition de sanctions ».

Le président Biden a donc « révoqué » le décret présidentiel de juin dernier qui permettait de punir les juges, « mettant fin à la menace » de sanctions économiques et de restrictions de visas, a-t-il annoncé.

« En conséquence, les sanctions imposées par le précédent gouvernement contre la procureure de la CPI Fatou Bensouda » et un autre responsable, Phakiso Mochochoko, « ont été levées », a-t-il ajouté, ainsi que plusieurs restrictions de visas imposées en 2019 contre des membres du personnel de la juridiction basée à La Haye.

« Ces décisions reflètent notre analyse selon laquelle ces mesures étaient inappropriées et inefficaces », a insisté le secrétaire d’Etat.

L’administration Trump avait sanctionné en septembre la procureure, dans le cadre d’une offensive sans précédent contre la CPI pour la mettre en garde contre toute poursuite visant des militaires américains pour leur implication dans le conflit en Afghanistan.

La procureure Fatou Bensouda attend que l’ancien vice-président du Congo Jean-Pierre Bemba entre dans la salle d’audience de la Cour pénale internationale pour être jugé avec Aime Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidele Babala Wandu et Narcisse Arido, notamment pour avoir corrompu des témoins en leur donnant de l’argent et des instructions pour qu’ils fassent un faux témoignage, et pour avoir présenté de fausses preuves, à La Haye, aux Pays-Bas, le 29 septembre 2015. (AP/Peter Dejong)

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