Washington offre une récompense pour la capture d’un dirigeant d’Al-Qaïda
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Washington offre une récompense pour la capture d’un dirigeant d’Al-Qaïda

Khaled Batarfi avait qualifié la décision de Trump sur Jérusalem de "déclaration d'une guerre judéo-croisée" et appelé les musulmans à "attaquer des juifs et des Américains "

Le dirigeant d'al-Qaïda Khalid Batarfi,dans la péninsule arabique. (Crédit ; capture d'écran YouTube)
Le dirigeant d'al-Qaïda Khalid Batarfi,dans la péninsule arabique. (Crédit ; capture d'écran YouTube)

Washington a offert jeudi une récompense de 5 millions de dollars pour la capture de Khaled Batarfi, un dirigeant d’Al-Qaida qui avait appelé à attaquer des juifs dans le monde entier lorsque les Etats-Unis ont reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël.

Ce Saoudien a soutenu les talibans en Afghanistan avant de devenir un des principaux dirigeants du groupe Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa), que les Etats-Unis considèrent comme la branche la plus meurtrière du réseau jihadiste sunnite.

Dans une vidéo publiée en janvier, Khaled Batarfi avait qualifié la décision du président américain Donald Trump sur Jérusalem de « déclaration d’une nouvelle guerre judéo-croisée » et appelé les musulmans à « se lever et à attaquer des juifs et des Américains partout ».

Le département d’Etat américain a annoncé qu’il offrait 5 millions de dollars à quiconque pourrait mener les autorités jusqu’à lui ou contribuer à son arrestation ou à son passage devant la justice.

La diplomatie américaine a aussi doublé la récompense offerte pour la capture du chef d’Aqpa, le Yéménite Qassem al-Rimi, la faisant passer de 5 à 10 millions de dollars.

Ce dernier est déjà sous le coup de sanctions du Trésor américain et de l’ONU pour sa participation à un attentat meurtrier près de l’ambassade des Etats-Unis à Sanaa et pour son soutien supposé au jeune Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab qui, le jour de Noël 2009, avait tenté de faire sauter un vol Amsterdam-Detroit en cachant des explosifs dans son slip.

Al-Qaïda dans la Péninsule arabique, né de la fusion en 2009 des branches saoudienne et yéménite du réseau jihadiste sunnite, a profité de l’affaiblissement du pouvoir central pour renforcer son emprise dans le sud et le sud-est du Yémen, malgré les frappes aériennes des Etats-Unis contre ses combattants.

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