Washington prend des sanctions liées aux missiles balistiques iraniens
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Washington prend des sanctions liées aux missiles balistiques iraniens

Le président Obama a dénoncé les activités "déstabilisatrices" de l'Iran ; remercie la Suisse pour son rôle et salue la libération des prisonniers Américains par l'Iran

Le président américain Barack Obama parle de l'accord nucléaire iranien sur CNN, le 7 août 2015. (Crédit : capture d'écran CNN)
Le président américain Barack Obama parle de l'accord nucléaire iranien sur CNN, le 7 août 2015. (Crédit : capture d'écran CNN)

Les Etats-Unis ont annoncé dimanche de nouvelles sanctions liées au programme de missiles balistiques de l’Iran au lendemain de la levée de l’arsenal de mesures de rétorsion qui visait son programme nucléaire.

Cinq ressortissants iraniens et un réseau d’entreprises basées aux Emirats arabes unis et en Chine ont été ajoutées sur la liste noire financière américaine, a annoncé le ministère du Trésor des Etats-Unis dans un communiqué.

Leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis seront gelés et ils ont interdiction d’entrer en affaires avec des entreprises ou ressortissants américains, aux termes de ces sanctions qui pourraient susciter une vive réaction des autorités iraniennes.

« Nous réagirons à toute action », a mis en garde le président Hassan Rouhani dimanche avant que les nouvelles mesures américaines ne soient annoncées.

« Si les Américains prennent n’importe quelle mesure ils recevront la réponse appropriée », avait-il ajouté, lors d’une conférence de presse.

Les onze entreprises et individus visées par l’administration Obama sont accusées d’avoir favorisé l’acheminent de composants de missiles balistiques vers l’Iran en « dissimulant » leur destination finale par un réseau de sociétés écran, écrit le Trésor.

Ces sanctions, qui interviennent en pleine entrée en vigueur de l’accord sur le nucléaire entre les grandes puissances et l’Iran, font suite aux tirs d’essai de missiles balistiques que l’Iran est soupçonné d’avoir effectués le 10 octobre et le 21 novembre.

A la mi-décembre, des experts de l’ONU avaient conclu que le tir d’essai d’octobre avait été effectué en violation d’une résolution datant de 2010 interdisant l’utilisation par l’Iran de missiles balistiques de peur qu’ils ne soient dotés d’une tête nucléaire.

Fin décembre, l’administration américaine avait dit « étudier » différentes options en réponse à un article du Wall Street Journal assurant que de nouvelles sanctions étaient imminentes.

« Le programme de missiles balistiques de l’Iran fait peser une menace importante à la stabilité régionale et mondiale et continuera d’être l’objet de sanctions internationales », a déclaré le sous-secrétaire au Trésor en charge de la lutte contre le terrorisme, Adam Szubin, cité dans le communiqué.

Alors que la levée des mesures liées au programme nucléaire iranienne était célébrée samedi, la candidate à l’investiture démocrate pour la Maison Blanche, Hillary Clinton, avait fait entendre une voix légèrement dissonante en affirmant que le programme de missiles balistiques méritait de nouvelles sanctions.

« L’Iran viole toujours des résolutions du Conseil de sécurité avec son programme de missiles balistiques qui devrait faire l’objet de nouvelles sanctions et d’une ferme détermination », a-t-elle indiqué dans un communiqué.

L’accord sur le nucléaire iranien, conclu le 14 juillet, est entré en vigueur samedi après que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a certifié que l’Iran avait respecté ses obligations.

Les Etats-Unis et l’Iran ont également procédé à un échange de prisonniers qui ouvre la voie au retour du régime de Téhéran dans le concert des nations.

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