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Washington sanctionne des producteurs de pétrochimie iraniens

Les États-Unis ont imposé jeudi des sanctions économiques à un réseau de producteurs de pétrochimie iraniens, ainsi qu'à des sociétés écrans en Chine et aux Émirats

Une partie des installations du complexe pétrochimique Pardis à Assalouyeh, sur la côte nord du golfe Persique, en Iran, 4 septembre 2018. (Crédit : Bureau de la présidence iranienne via AP)
Une partie des installations du complexe pétrochimique Pardis à Assalouyeh, sur la côte nord du golfe Persique, en Iran, 4 septembre 2018. (Crédit : Bureau de la présidence iranienne via AP)

Les États-Unis ont imposé jeudi des sanctions économiques à un réseau de producteurs de pétrochimie iraniens, ainsi qu’à des sociétés écrans en Chine et aux Émirats arabes unis (EAU) soupçonnés de contourner d’autres sanctions.

Ceux-ci sont accusés de soutenir Triliance Petrochemical et la Petrochemical Commercial Company (PCC) d’Iran, « entités qui jouent un rôle déterminant dans la négociation de la vente de produits pétrochimiques iraniens à l’étranger », a précisé le Trésor dans un communiqué.

« Ce réseau aide à effectuer des transactions internationales et à échapper aux sanctions en soutenant la vente de produits pétrochimiques iraniens à des clients en République populaire de Chine et dans le reste de l’Asie de l’Est », a-t-il ajouté.

Ces nouvelles sanctions surviennent alors que les pourparlers avec l’Iran sur le nucléaire sont dans l’impasse.

Début 2021, le président Joe Biden avait fait le pari de négociations rapides pour ressusciter l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien dont son prédécesseur républicain Donald Trump avait claqué la porte. Mais les tractations n’ont pas abouti et les tensions ont redoublé d’intensité.

S’appuyant sur les constats de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui accuse l’Iran de se rapprocher drastiquement de la quantité d’uranium enrichi nécessaire à la confection d’une bombe atomique, mais aussi de ne pas répondre à leurs inquiétudes sur certaines activités suspectes, les États-Unis et les Européens ont fait voter un rappel à l’ordre formel par l’agence de l’ONU.

Téhéran a riposté en retirant 27 caméras de surveillance de son programme nucléaire.

Joe Biden est désormais face à un choix difficile à l’approche des élections de mi-mandat : lâcher du lest, au risque d’être accusé de faiblesse à l’égard d’un des pires ennemis de l’Amérique par l’opposition républicaine ; ou décréter l’échec de la diplomatie, au risque de laisser éclater une crise majeure au Moyen-Orient en pleine guerre russo-ukrainienne.

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